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25/01/2013 07:37 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Tunisie: "un miracle" nécessaire pour résoudre le chômage (Banque centrale)

Le gouverneur de la Banque centrale tunisienne Chedly Ayari a estimé vendredi qu'à moins d'un "miracle", le mal endémique du chômage va persister en Tunisie, où les conflits sociaux parfois violents se multiplient dans le pays, deux ans après la révolution.

"Si le marché de l'emploi parvenait dans les années à venir à résoudre ce problème (du chômage), ce serait un miracle", a-t-il déclaré à l'antenne de la radio Shems-FM.

"Le nombre de chômeurs est trop important, ils sont 700.000, avec chaque années 100.000 nouvelles entrées (sur le marché du travail) dont 50% de personnes diplômés (...). Même si 100.000 emplois sont créés chaque année, on ne réduira pas le +stock+", a encore relevé M. Ayari.

Se basant sur des études réalisées pour les périodes 2015-2017, M. Ayari a estimé que le taux de chômage pourrait s'établir à 10-11% dans les "meilleures conditions" économiques, contre 17-18% actuellement.

Le chômage et la misère, notamment parmi les jeunes, étaient parmi les principaux facteurs de la révolution de janvier 2011. Mais les espoirs ont laissé place à la déception et les conflits sociaux se sont multipliés depuis l'été, dégénérant régulièrement en violences.

La situation sécuritaire précaire depuis deux ans et l'incertitude de l'avenir politique du pays, faute de compromis sur la future constitution, a par ailleurs entraîné une anémie prolongée des investissements, qui mine le marché de l'emploi.

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