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25/01/2013 12:50 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Salaires PDG: année maigre chez Morgan Stanley/JPMorgan, faste chez Goldman

Le patron de la banque américaine Morgan Stanley va gagner "un peu moins" en 2012 qu'en 2011 et le PDG de JPMorgan Chase a vu son bonus divisé par deux à cause de l'affaire de la "baleine de Londres", mais la rémunération du PDG de Goldman s'est envolée.

Le PDG de la banque d'affaires américaine Morgan Stanley, James Gorman, devrait gagner "légèrement moins" au titre de l'année 2012 que pour l'année 2011, qui s'élevait à 10,5 millions de dollars, a indiqué vendredi à l'AFP une source proche du dossier.

En 2011, la rémunération de M. Gorman avait déjà baissé de 17%.

M. Gorman a touché 800.000 dollars de salaire l'an dernier, comme en 2011, plus une prime en numéraire différée de 2,6 millions ainsi que des stock-options de 2,6 millions de dollars également. Il devrait aussi se voir octroyer une prime de performance de long terme.

"Le conseil d'administration a estimé que sa rémunération devait suivre la tendance de ce qu'ont reçu les actionnaires", a-t-elle justifié.

Morgan Stanley a accusé une perte en 2012, en partie à cause d'un chiffre d'affaires en baisse mais surtout à cause de la réévaluation du coût de sa dette. L'action a progressé de 22% en 2012 et continué sa hausse depuis.

Chez JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d'actifs, le PDG Jamie Dimon a vu ses émoluments fortement amincis par l'affaire de la "baleine de Londres", surnom du trader français qui lui a fait perdre 6 milliards de dollars à cause de paris ratés sur des produits dérivés.

Le bonus de M. Dimon a été réduit de 53,5% pour 2012, à 10 millions de dollars, avait annoncé la banque la semaine dernière dans un avis boursier.

Le conseil d'administration a "pris en considération à la fois la forte performance de l'entreprise", qui a dégagé en 2012 un bénéfice record de 21,3 milliards de dollars, mais aussi "les pertes" de la division d'investissements en propre, dont "M. Dimon porte l'ultime responsabilité", selon elle.

A l'inverse, l'année 2012 a été faste pour le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qui devrait empocher 21 millions de dollars, dont un salaire de 2 millions de dollars, une prime en actions de 13,6 millions de dollars, doublée sur un an, et une prime en numéraire qui pourrait atteindre 5,7 millions de dollars.

La banque d'affaires a plus que doublé son bénéfice en 2012 à 7,3 milliards de dollars, grâce à un chiffre d'affaires en forte hausse.

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