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23/01/2013 07:36 EST | Actualisé 25/01/2013 01:39 EST

Soirée-hommage à Passe-Partout en peinture et en musique: un avant-goût de l'exposition en images (PHOTOS)

Courtoisie

Les poussinots et les poussinettes auront une occasion unique de s’imprégner de l’atmosphère féérique qui a bercé leur enfance, lors de la soirée-hommage à l’exposition Passe-Partout: Hommage en peinture à La Sala Rossa, à Montréal. Pour un soir seulement seront exhibées une quinzaine d’œuvres d’art inspirées de la populaire émission jeunesse. Et, pour ajouter à la magie de l’ensemble, les interprètes Marie Eykel (Passe-Partout), Jacques L’Heureux (Passe-Montagne), Kim Yaroshevskaya (Grand-Mère), ainsi que plusieurs comédiens ayant prêté leurs voix aux non moins célèbres marionnettes, seront sur place pour échanger avec les visiteurs.

Caroline St-Louis, productrice de l’événement, avait déjà organisé deux rendez-vous semblables en l’honneur de Richard Desjardins et de l’auteur Patrick Sénécal, l’an dernier. En jouant de ses contacts, l’agente d’artistes est parvenue à joindre les têtes d’affiche de la série-culte et a décidé que celle-ci serait l’objet de son prochain happening artistique. Elle-même issue de la « génération Passe-Partout », avec ses 34 printemps, la jeune femme a vu là une formidable opportunité d’adresser un coup de chapeau bien senti à ses idoles d’hier.

«Les gens à qui on rend hommage lors de ces soirées ont tous légué un imaginaire extrêmement fort, a-t-elle expliqué. Ils nous ont apporté beaucoup au niveau de la créativité et de la collectivité, et ont su toucher un grand nombre de personnes. Dans le cas de Passe-Partout, en grandissant, j’ai réalisé que ces personnages nous avaient appris à être nous-mêmes, à avoir le droit à nos émotions, le droit d’être fous et d’assumer notre imagination naturelle. Ils nous transmettaient des valeurs de partage, presque de gauche! (rires) Toutes les réalités étaient représentées, autant celles des régions que celles des villes.»

Les pinceaux de quinze créateurs, recrutés sur Facebook et à la suite d'un appel de dossiers, la plupart évoluant dans des milieux émergents et certains roulant leur bosse un peu partout à travers le monde, ont donc contribué à faire vivre le concept pour une troisième fois. Chacun a eu carte blanche pour concevoir une toile liée à un personnage ou à une chanson de Passe-Partout. Trois œuvres seront aussi dessinées en direct, dans le feu de l’action, afin de faire ressentir au public la frénésie du procédé. Les tableaux seront ensuite vendus à prix fixe, avec un plafond de 1000$. Une performance musicale, sorte de conte chanté, clin d’œil au personnage de Grand-Mère, qui racontait des histoires dans l’émission, clôturera la joyeuse cérémonie. Six mois de travail ont été nécessaires à la mise sur pied de cette petite fête, qu’on promet évidemment mémorable.

«L’idée, c’est de faire un spectacle d’art visuel, a spécifié Caroline St-Louis, et d’intéresser les gens qui ne vont pas d’emblée dans les galeries et les musées. C’est un événement unique, qui ne se représentera pas. C’est pour les adultes, mais les enfants sont aussi bienvenue, évidemment… puisqu’on parle de Passe-Partout!»

Pour ses futures rétrospectives en images, Caroline St-Louis aimerait s’attarder à l’univers musical de Rock et Belles Oreilles («J’aimerais tellement voir à quoi pourrait ressembler la toile de I Want To Pogne», a-t-elle pouffé), ainsi qu’aux réalisations de Michel Tremblay, François Pérusse et Fred Pellerin. Pour l’instant, toutefois, elle invite les nostalgiques de Passe-Partout à se présenter en grand nombre à la La Sala Rossa, mercredi. Le coût du billet d’entrée est de 15$ et de 7$ pour les 12 à 18 ans. Il sera ensuite possible d’admirer les œuvres sur Internet, au www.planetevirgolia.com, à compter du lundi 28 janvier.

Pas lasse des hommages

Même si la soirée Passe-Partout : Hommage en peinture n’est pas la première salutation qu’on leur adresse, à ses anciens collègues et elle, Marie Eykel s’est dite très émue de l’initiative de Caroline St-Louis et avait hâte, mardi, de découvrir les différentes pièces de l’exposition.

«C’est une grande chance, dans la vie, d’avoir participé à une émission qui a autant marqué et laissé tant de traces, s’est réjoui la comédienne. J’ai même eu la possibilité de revoir des épisodes avec des petits de 2 à 4 ans et je me rends compte, encore maintenant, à quel point c’était bon et bien fait. C’est sûr que la facture visuelle a beaucoup vieilli, mais le fond demeure très intéressant. Les thèmes qui y sont abordés sont intemporels.»

Celle qui a tant fait rêver les trentenaires d’aujourd’hui l’a souvent répété : les tout-petits qui ont grandi avec Cannelle, Pruneau, Alakazoo et toute la joyeuse bande ne sont pas devenus des enfants-rois et des Tanguy. Au contraire, elle admire leur détermination.

«Une phrase revenait souvent dans Passe-Partout, autant chez les fantaisistes que chez les marionnettes. C’était “Je suis capable!” Et, lorsque je regarde cette génération, je me dis que, oui, ils sont capables. Ces jeunes ne sont ni braillards, ni pleurnichards. Ils ont eu à faire face à des difficultés que les générations précédentes n’ont pas connu, comme les parents qui travaillaient à temps plein, les premiers divorces et le fait d’avoir “la clé dans le cou”. Ils ont été obligés de se retrousser les manches et de prendre leur destin en mains, et ça paraît. Ils sont débrouillards. Ils s’unissent et n’attendent pas après les subventions pour faire ce qu’ils veulent.»

S’activant loin des caméras, Marie Eykel se consacre désormais à la médiation culturelle, qui vient en aide aux individus provenant de milieux défavorisés, notamment dans le quartier Hochelaga Maisonneuve. Et la télévision et le théâtre ne lui manquent pas du tout.

«On ne nous offre pas toujours des rôles tellement passionnants, a-t-elle déploré en guise de conclusion. Et au théâtre, j’ai tellement le trac que ça m’enlève tout mon plaisir.»

Passe-Partout : Hommage en peinture

Mercredi 23 janvier, de 19 h à 22 h

La Sala Rossa

4848, boulevard St-Laurent, Montréal

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