NOUVELLES
25/01/2013 12:22 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Un ex-dirigeant des Rock Machine retourne en prison pour 12 ans

Radio-Canada

Le président fondateur des Rock Machine, Marcel Demers, a été condamné vendredi à 20 ans de prison. Il n'aura toutefois que 12 ans et demi à passer derrière les barreaux puisque le juge a retranché 7 ans et demi d'une peine qu'il a déjà purgée.

Marcel Demers avait plaidé coupable, le 8 novembre, à une accusation de complot pour meurtres contre des Hells Angels pendant la guerre des motards entre 1996 et 2000.

Avant d'être escorté vers son lieu de détention, l'homme de 55 ans a fait part de ses regrets à la cour et a demandé pardon. Son avocat, Me Jacques Larochelle, a tenu à souligner le cheminement exceptionnel de son client depuis sa libération conditionnelle, en 2011.

Il a précisé que Marcel Demers avait coupé ses liens avec le milieu criminel, avait renoué avec sa famille et avait trouvé un emploi stable.

Le juge a réduit sa peine de 20 ans en créditant du temps qu'il a déjà purgé dans une cause semblable. « La peine de détention qu'il avait reçue pour un projet d'enquête dans la région de Québec était une peine importante qui avait à la base les mêmes faits que la guerre des motards. Dans l'évaluation d'un crédit qu'on peut accorder à un prévenu, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont les faits qui sont reliés à la cause pour laquelle il plaide maintenant coupable », explique la procureure de la Couronne, Me Geneviève Lacroix.

Marcel Demers a entre autres été impliqué, en 1999, dans la mort de Luc Bergeron, une innocente victime de la guerre des motards. Ce dernier, qui travaillait pour une agence d'enquête privée, a été abattu. Il s'agissait d'une erreur sur la personne. Luc Bergeron habitait une ancienne résidence d'un Hells Angels à Québec.

Les proches de Luc Bergeron étaient d'ailleurs en cour vendredi matin. « Ce n'est pas terminé pour eux. Ils savent que le dossier n'est pas complètement fini, donc que les médias vont de nouveau apporter des faits qui concernent ces événements et nécessairement ils vont avoir à revivre des émotions. La page est tournée pour deux des accusés », indique Me Geneviève Lacroix.