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25/01/2013 05:50 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Départ des Occidentaux de Benghazi: la Libye n'a pas été informée (Intérieur)

Aucun pays n'a informé la Libye de son intention d'inviter ses ressortissants à quitter la ville de Benghazi, a affirmé le ministère libyen de l'Intérieur vendredi, au lendemain d'un appel au départ lancé notamment par la Grande-Bretagne.

"Aucun avis officiel ne nous est parvenu de quelconque pays" concernant un appel à quitter Benghazi, chef-lieu de l'Est libyen, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur cité par l'agence Lana.

Le Royaume-Uni, mettant en garde jeudi contre "une menace spécifique et imminente" visant les Occidentaux à Benghazi, a demandé à ses ressortissants de quitter immédiatement cette ville côtière.

Cette mise en garde a été suivie de décisions similaires de l'Allemagne, des Pays-Bas et de l'Australie.

"Le vice-ministre libyen de l'Intérieur chargé de la sécurité, Omar al-Khadraoui, a contacté l'ambassade de la Grande Bretagne à Tripoli pour demander des explications", a déclaré porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mejdi al-Arfi, cité par la Lana.

"Aucune réponse n'est parvenue au département de l'Intérieur libyen", a-t-il ajouté.

"Si la Grande Bretagne a peur pour ses ressortissants (...), elle pouvait les retirer tranquillement sans causer toute cette agitation", a fait valoir le second vice-ministre de l'Intérieur libyen, Abdallah Massoud.

Selon lui "le communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères a suscité des préoccupations croissantes des diverses missions diplomatiques et des entreprises étrangères à Benghazi, et les a amenées à envisager sérieusement de quitter la ville".

Il avait déclaré jeudi à l'AFP que "rien ne justifiait cette réaction", exprimant son "étonnement" du ton "très musclé" utilisé par Londres.

Le Royaume-Uni n'a pas précisé la nature de la "menace" contre les Occidentaux, mais sa mise en garde intervient au lendemain de la visite à Tripoli du conseiller à la sécurité nationale Nigel Kim Darroch.

Berceau de la révolution qui a renversé le colonel Mouammar Kadhafi en 2011, Benghazi a été le théâtre récemment de plusieurs explosions et d'une vague d'assassinats.

Ces actes de violence ont notamment ciblé des diplomates étrangers, avec l'attentat le 11 septembre 2012 contre le consulat américain qui avait coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur en Libye Chris Stevens, et l'attaque le 12 janvier contre le consul d'Italie.

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