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25/01/2013 10:29 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Coupe du monde - Kitzbühel: Svindal ou l'art de dominer sans impressionner

Le Norvégien Aksel Lund Svindal s'est imposé vendredi pour la première fois de sa carrière à Kitzbühel, en roi du super-G, discipline dont il est champion olympique en titre, pour une 20e victoire en Coupe du monde de ski alpin et la 4e cette saison.

Pour le Nordique, âgé de 30 ans, c'est en effet la troisième victoire dans la spécialité depuis fin novembre, après Lake Louise (Canada) et Val Gardena (Italie).

Et, à Beaver Creek (Etats-Unis), sur un parcours plus technique, il avait été seulement devancé par l'Italien Matteo Marsaglia, qui n'a pas fini sa course vendredi.

Le colosse d'Oslo (1,95 m/95 kg) transmet sa placidité aux skis qu'il pilote. C'est tout son art de ne pas impressionner et de faire la différence, comme l'atteste le chrono, dans les parties sans grande difficulté. Skis à plat, le haut du corps bien en place, il avance.

"Il a aussi des pieds très sensibles", remarque Franz Gamper, son entraîneur italien, chez qui le double vainqueur de la Coupe du monde (2007/2009) ira préparer les Mondiaux de Schladming (Autriche).

"Du Hausbergkante (entrée de la traverse) jusqu'en bas, c'était vraiment dur à cause de la vitesse et parce que c'est Kitzbühel. Quelle que soit l'option que vous choisissez, ça reste dur ici", a remarqué le vainqueur, grand seigneur.

Pour les autres, surclassés dans la partie centrale, cela a été encore plus dur. Au final, Svindal a devancé le jeune (21 ans) Autrichien Matthias Mayer, impressionnant dans le schuss, de 13/100e. L'Italien Christof Innerhofer a complété le podium, à 40/100e, devant le second Norvégien au départ, Kjetil Jansrud.

Mayer est annoncé depuis l'an dernier comme le futur grand de la vitesse autrichienne. "Kitzbühel, c'est un rêve d'enfant. Aussi je suis très fier d'être sur le podium aujourd'hui", a indiqué le skieur originaire de Carinthie (sud).

Grâce à cette victoire, Svindal se rapproche au classement général à 88 points de l'Autrichien Marcel Hirscher, le funambule des piquets, qui ne dispute pas les épreuves de vitesse. Le skieur d'Oslo est aussi tout près d'un nouveau petit globe en super-G, qui serait alors la quatrième dans sa collection de trophées et médailles.

Samedi, à l'occasion de l'épreuve reine de la descente, le Norvégien aura l'occasion de dépasser Hirscher. Pourtant, il reste prudent à l'heure du pronostic. "Il n'y a aucune garantie d'être rapide en course parce que vous l'avez été aux entraînements. Et puis vous ne pouvez jamais dire au départ: +Je suis détendu+. La tension et le respect pour la piste seront toujours bien présents", explique-t-il

asc/jr