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25/01/2013 10:58 EST | Actualisé 27/03/2013 05:12 EDT

Bahreïn: dispersion d'une manifestation non autorisée à Manama, arrestations

Les forces anti-émeutes bahreïnies ont fait usage vendredi de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de protestataires participant à une manifestation non autorisée à Manama, selon des témoins.

Les manifestants, qui ont afflué dans l'après-midi dans le centre de la capitale à l'appel du principal groupe de l'opposition chiite Al-Wefaq, ont scandé des slogans hostiles au pouvoir.

"A bas Hamad", le roi de bahreïn, ont répété notamment les protestataires qui, défilant par petits groupes, ont été empêchés de se rassembler par les forces anti-émeutes qui ont tiré des bombes assourdissantes et du gaz lacrymogène, ont indiqué les témoins.

Plusieurs personnes ont été arrêtées, selon les mêmes sources.

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé mercredi qu'il interdisait la manifestation de vendredi et que "les forces de sécurité avaient pris des dispositions légales pour l'empêcher afin de préserver la sécurité" à Manama.

Mais le Wefaq avait qualifié d'"inacceptable" l'interdiction de la manifestation et défendu dans un communiqué "le droit des citoyens" à manifester.

"Les appels à des manifestations non autorisées témoignent du manque de crédibilité chez certaines parties (...) à reprendre le dialogue pour une entente nationale", a déclaré vendredi la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Samira Rajab.

Le souverain, Hamad ben Issa Al-Khalifa, a appelé mercredi les formations politiques à "reprendre les discussions", et les principaux groupes de l'opposition, dont le Wefaq qui avait boycotté le dernier round de dialogue avec le pouvoir, ont réagi positivement.

Petit royaume du Golfe dirigé par la monarchie sunnite des al-Khalifa, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des chiites, majoritaires au sein de la population.

Malgré la répression meurtrière des manifestations à Manama de la mi-février à la mi-mars 2011, des rassemblements continuent d'avoir lieu régulièrement dans les villages chiites autour de la capitale.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

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