NOUVELLES
24/01/2013 07:28 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Une paix en Syrie peu probable en 2013 selon un diplomate iranien

Il est peu probable que le conflit en Syrie, qui ressemble de plus en plus à une guerre civile, s'achève en 2013, a estimé jeudi l'ambassadeur d'Iran à Bagdad.

Dans un entretien avec l'AFP, Hassan Danaie-Far a déclaré qu'"il est irréaliste" d'envisager que la paix revienne en 2013 en Syrie, où un soulèvement contre le régime qui a démarré mi-mars 2011 s'est transformé peu à peu en conflit armé.

"C'est peu probable, mais nous avons aussi noté des signaux ces un ou deux derniers mois", a-t-il ajouté, au sujet de déclarations faites par le médiateur Lakhdar Brahimi, interprétées selon lui par l'Iran, principal allié régional de Damas, comme "la fin des stratégies militaires".

Dans des propos traduits en anglais par un interprète de l'ambassade, M. Danaie-Far a estimé que le conflit en Syrie, qui a fait plus de 60.000 morts selon l'ONU, "ressemble un peu" à une guerre civile.

A la question de savoir si certaines rebelles ont des doléances légitimes, en dépit du fait qu'ils sont qualifiés de "terroristes" par le régime sur président syrien Bachar al-Assad, il a déclaré: "il y a des contestataires déterminés, et des défenseurs déterminés, et il se battent les uns contre les autres".

Concernant la stratégie de l'Iran face aux pressions internationales à propos de son programme nucléaire controversé, le diplomate a estimé que les Etats-Unis ne disposaient plus d'autre moyen de pression qu'une guerre, et que dans un tel cas de figure, Téhéran pourrait fermer un important point de passage du trafic pétrolier maritime mondial.

En cas de "problème", Téhéran se réserve le droit de "réagir et se défendre", a-t-il déclaré, précisant que la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite un tiers du pétrole transporté par bateau dans le monde, "pourrait être une réaction naturelle" en cas "d'action de nos ennemis, notamment des Etats-Unis, contre nous".

"Tout le monde serait perdant", a-t-il souligné.

L'Iran a menacé à plusieurs reprises de bloquer le détroit d'Ormuz si ses intérêts vitaux étaient en jeu, des menaces qui ont suscité à chaque fois des mises en garde des Etats-Unis, affirmant qu'ils interviendraient militairement pour maintenir ouvert ce passage par lequel transite l'essentiel du brut produit par les pays du Golfe.

psr/cnp/feb