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24/01/2013 04:18 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Québec dépose une plainte contre la Ville de Maniwaki, le maire se réjouit

Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) confirme, jeudi, avoir porté plainte contre l'administration municipale de Maniwaki, en Haute-Gatineau.

Cette plainte fait suite à des révélations d'impôts fonciers impayés. Cette semaine, on apprenait que les dirigeants du Château Logue de Maniwaki doivent plus d'un demi-million de dollars à la Ville en impôt. On apprenait aussi que Michel Lacroix, propriétaire du Château Logue, est aussi un associé de la firme comptable qui s'occupe de vérifier les états financiers de la Ville.

Le Ministère demandera donc à la Municipalité de lui remettre des documents pour aux fins d'analyse. À la suite de son enquête, s'il y a lieu, le Ministère pourrait faire des recommandations à la Ville de Maniwaki pour qu'elle change ses pratiques.

Par ailleurs, le MAMROT a le pouvoir de transmettre les résultats de son enquête à d'autres autorités, notamment à la police, s'il y avait matière à déposer des accusations criminelles.

Selon le Ministère, ce sont habituellement les citoyens qui portent plainte dans ce genre de dossier. Cette fois-ci, c'est le Ministère qui a porté plainte, ce qui est rare sans être inhabituel.

Le maire se réjouit

Le maire de Maniwaki, Robert Coulombe, a bien accueilli la décision du MAMROT d'ouvrir une enquête sur les liens entre lui et Michel Lacroix. Il s'est réjoui que tous les documents seront rendus publics.

Le maire a affirmé que l'enquête du Ministère va démontrer que ni lui, ni la Municipalité n'ont quoi que ce soit à se reprocher.

M. Coulombe a indiqué que cette controverse le pousse à solliciter un autre mandat lors des élections municipales de novembre prochain.

Des inquiétudes

La situation soulève des inquiétudes au sein de la communauté. Louis-André Hubert, conseiller municipal, souhaite obtenir plus d'information de la part de la Ville au cours des prochains jours.

« Il n'y a pas de communication du tout. Je l'apprends dans le journal qu'il y avait un processus de plainte ou d'enquête. [...] Comme conseiller, j'ai exprimé souvent des préoccupations », souligne-t-il.

De son côté, l'homme d'affaires Gilles Lafrenière, propriétaire de l'auberge du Draveur à Maniwaki, déplore la situation. « Il y a un manque de transparence. Même entre conseillers [municipaux], ils ne savent pas exactement ce qui se passe », soutient-il.

Il ajoute que le maire et certains conseillers devraient quitter leur poste à la suite de ces révélations.