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24/01/2013 03:49 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Pauline Marois parle de fiscalité et d'électricité à Davos

Un texte de Isabelle Maltais

Au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a vanté jeudi lors d'un discours la fiscalité avantageuse pour les entreprises et les faibles coûts d'électricité de la province.

En entrevue à RDI, Mme Marois a précisé qu'il était plus avantageux pour « une certaine taille d'entreprises » d'investir au Québec qu'ailleurs au Canada et dans le monde. En faisant la comparaison avec l'Ontario et avec « certains endroits aux États-Unis », Pauline Marois a avancé que les coûts de production au Québec sont dans certains cas très intéressants, et que le coût de la vie y est peu élevé.

« Pour les entreprises, il y a des avantages fiscaux, et il y a aussi une fiscalité. Il y a des recherches qui ont été faites par de grandes firmes comptables qui font la démonstration qu'il y a des avantages à investir au Québec », a déclaré Mme Marois.

La première ministre vise entre autres les industries très énergivores.

« On a vu de grandes alumineries s'installer. Je ne vous dis pas qu'on en veut davantage, mais elles ont créé des emplois avec de bons salaires. Moi ce que je souhaite, c'est créer de la richesse et faire de la deuxième et de la troisième transformation », a-t-elle expliqué.

Mme Marois a aussi souligné que l'électricité est un avantage comparatif pour le Québec, qu'il faut faire valoir.

« L'électricité, nous la produisons à un coût raisonnable parce que nous avons évidemment un parc très important et qui est amorti depuis un certain nombre d'années. Et dans les circonstances, on a des surplus. C'est un plus pour le Québec si nous attirons chez nous des entreprises qui consomment de l'électricité de façon importante », a-t-elle rappelé.

Développement minier

La première ministre a participé à Davos à une table ronde sur le développement minier responsable, où elle a pu noter que tous les pays désirant exploiter leurs ressources minières font face aux mêmes problèmes et aux mêmes dilemmes.

« On constate que partout, un des enjeux qui est en cause est d'aller chercher l'adhésion de la population. Qu'elle sente qu'il y aura des retombées à son avantage, et pas seulement des effets négatifs », dit-elle.

Selon Mme Marois, les entreprises sont de plus en plus désireuses d'être acceptées par les communautés « pour que tout le monde ressorte de là avec des bénéfices ».

Rencontre avec un indépendantiste

Par ailleurs, au sujet de sa rencontre mardi prochain avec le premier ministre écossais indépendantiste Alex Salmond, Pauline Marois indique qu'il fait partie de son rôle de faire des rencontres qui peuvent mener à des ententes.

Mme Marois dit espérer signer une entente de coopération concernant les affaires culturelles ainsi qu'économiques avec l'Écosse. Elle avoue toutefois vouloir aborder des thèmes politiques avec Alex Salmond.

« Je ne me souviens pas que M. Charest se soit gêné de rencontrer les Catalans, qui sont eux aussi préoccupés par leur avenir », a-t-elle lancé.

Les partis d'opposition à Québec ont critiqué la rencontre prévue entre Pauline Marois et Alex Salmond, reprochant à la première ministre d'utiliser les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté.