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24/01/2013 04:52 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Open d'Australie - Federer-Murray, un duel en questions

Enjeux, forme du moment, facteur psychologique: questions autour d'une demi-finale qui s'annonce croustillante vendredi (09h30 française) entre Roger Federer et Andy Murray à l'Open d'Australie.

Quel est l'enjeu de cette demi-finale?

Stoppé ces deux dernières années en demi-finale, Federer espère retrouver la ferveur du dimanche soir à Melbourne où il vise une sixième finale, un cinquième titre et un dix-huitième sacre en Grand Chelem. Murray est, lui, en course pour une troisième finale à Melbourne après 2010 et 2011 avec l'objectif de devenir le premier joueur de l'ère Open à confirmer sa première victoire en Grand Chelem, en septembre à l'US Open, dès le tournoi majeur suivant. Pas d'enjeu en termes de classement en revanche: Federer restera N.2 mondial et Murray N.3.

Qui est le plus en forme?

Andy Murray a été le plus impressionnant jusque-là et reste le seul joueur à ne pas avoir perdu un set. L'Ecossais a tellement dominé que les journalistes britanniques s'inquiètent qu'il n'ait pas été assez testé. "J'ai eu assez de bons matches depuis le début de l'année. Ce serait stupide d'être déçu d'arriver en demi-finale d'un Grand Chelem sans perdre un set", balaye Murray, vainqueur à Brisbane début janvier. Reste qu'il a bénéficié d'un tableau nettement plus facile (Haase, Sousa, Berankis, un "demi-Simon", Chardy) que Federer (Paire, Davydenko, Tomic, Raonic, Tsonga). Le Suisse a traversé les quatre premiers matches sans perdre son service avant d'être poussé dans un cinquième set par Tsonga. "Mais c'est pas mal non plus, gagner ce genre de match donne beaucoup de confiance", estime Federer qui bouge mieux que jamais sur le court, à 31 ans.

Qui a l'avantage psychologique?

Murray mène 10-9 dans leurs confrontations et les deux joueurs sont à 2-2 sur les quatre dernières, "celles qui comptent" selon Federer. Le Suisse a gagné la dernière, en demi-finale du Masters à Londres. Murray s'était imposé à Shanghai et surtout en finale des JO de Londres (6-2, 6-1, 6-4). Mais Federer n'a encore jamais perdu en Grand Chelem face à l'Ecossais qu'il a fait pleurer après la finale 2010 à Melbourne et celle à Wimbledon en 2012. "Jamais perdu en Grand Chelem contre lui? Maintenant que vous m'en parlez ça me revient mais on a joué tellement de matches l'un contre l'autre que ça ne va pas jouer. Mais merci pour les ondes positives", plaisante Federer. Match nul donc.

Murray est-il un autre joueur?

Incontestablement. Federer a gagné leurs trois précédents duels en Grand Chelem, tous en finale, mais c'était avant que Murray ne remporte son premier "majeur" à l'US Open. Depuis, tous ses adversaires disent qu'il n'est "plus le même joueur". "Il déborde de confiance", témoigne Jérémy Chardy, victime de l'Ecossais en quarts. "Je suis plus calme qu'avant", convient Murray. Federer, s'il se "réjouit" du succès libérateur de Murray, préfère insister sur un point technique. "Andy joue de manière beaucoup plus offensive aujourd'hui. Ca se voit surtout en retour où il attaque chaque deuxième balle."

Federer avantagé par la nuit?

Tête d'affiche N.1 et opposé à des adversaires attractifs, Federer a eu le rare privilège de jouer ses quatre derniers matches en session de nuit, au même horaire que la demi-finale (19h30 locale), sur la Rod Laver Arena. Murray lui a le plus souvent transpiré en journée et sur la Hisense Arena, le court N.2 à Melbourne Park. "Ce n'est pas un problème et moi aussi j'aurais mis Federer-Tsonga en night session", a assuré Murray qui, pour s'acclimater aux conditions en nocturne, s'est entraîné ces deux derniers soirs sous les projecteurs. "S'il avait fait 35 degrés tous les jours, ça aurait pu jouer. Mais ça n'a pas été le cas", estime aussi Federer.

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