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24/01/2013 09:57 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Mali : aucun bilan de l'intervention française n'est communiqué

Depuis le début des opérations militaires françaises au Mali, aucun bilan n'a été communiqué. Hormis le soldat français tué le premier jour de l'intervention, on ne connaît ni le nombre de morts, ni le bilan des blessés, ni le nombre d'arrestations soit du côté de l'armée malienne ou du côté des groupes armés.

Pourtant, l'armée française a annoncé plusieurs frappes aériennes contre des positions islamistes à Kidal et Gao, dans le nord du pays.

La presse obtient des informations vagues de ses sources militaires françaises, ou parfois maliennes, mais n'a pas eu accès aux zones d'opérations.

Les islamistes auraient évacué les grandes villes du nord après les bombardements et se seraient repliés sur Diabali, à 400 km de Bamako, mais cette ville a été reprise lundi dernier par les armées française et malienne.

Le 17 janvier, l'armée malienne reprenait Konna.

Mardi, des sources françaises affirmaient que l'armée avait frappé « le centre de commandement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) », près de Tombouctou. Là encore, aucun bilan n'a été communiqué.

Allégations d'exactions militaires

Mercredi, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et Human Rights Watch ont demandé une enquête sur des allégations d'exactions commises par l'armée malienne.

La FIDH accuse des soldats maliens d'avoir perpétré « une série d'exécutions sommaires ». Au moins 11 personnes auraient été tuées à Sévaré, à 650 km au nord-est de Bamako.

De son côté, Human Rights Watch a dit enquêter sur des « allégations d'exactions graves impliquant des membres de l'armée malienne ». L'ONG a également réclamé l'envoi d'observateurs de l'ONU au Mali.