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24/01/2013 02:19 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

L'Europe du foot presse la FIFA de limiter le mandat de son président

Les 53 fédérations membres de la Confédération européenne de football (UEFA) ont appelé jeudi la Fédération mondiale (FIFA) à limiter le mandat de son président comme l'a fait le Comité international olympique (CIO).

Cet appel figure dans une déclaration commune des fédérations nationales sur les réformes des statuts de la FIFA, qui seront débattues au congrès de l'organisation mondiale en mai à l'Ile Maurice.

"Un mandat maximum pour la présidence de la FIFA doit être mis en place dès 2015, prenant pour modèle les règles du CIO, à savoir huit ans pour un premier mandat et quatre ans pour un second, et c'est tout", a déclaré le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino, au terme de cette réunion.

Le président de la Fifa, le Suisse Sepp Blatter, a été réélu en 2011 pour un quatrième mandat de 4 ans, jusqu'en 2015.

Un mandat ainsi revu serait toutefois plus long que l'idée de deux fois quatre ans avancée par la commission indépendante de gouvernance dans son premier rapport à la FIFA l'an dernier.

"Suite à des scandales, le CIO a introduit cette règle", a fait valoir le secrétaire général de l'UEFA: "Pourquoi réinventer la roue quand quelqu'un l'a déjà inventée?"

Les fédérations européennes veulent aussi que tout candidat à la présidence dispose d'un certain soutien, par exemple de dix fédérations nationales, dont celui de sa propre fédération ou alors de la confédération.

Il doit également avoir un rôle actif dans sa propre fédération ou confédération. "Nous ne voulons pas de quelqu'un qui vienne de nulle part", a insisté Gianni Infantino.

L'Europe plaide aussi pour l'instauration d'une limite d'âge maximale pour toute personne brigant un poste dans les instances de la FIFA, qui serait de 72 ans au moment de son élection.

En revanche, les 53 fédérations ne jugent pas nécessaire de revoir la composition du comité exécutif, "ce qui n'a rien à voir avec la bonne gouvernance, mais tient plutôt à des questions de politiques sportives", estime Gianni Infantino. Elles estiment aussi que les quatre fédérations britanniques doivent conserver un poste automatique de vice-président, au nom de la tradition.

stp/gv