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24/01/2013 03:24 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Le pétrole finit en hausse à New York porté par de bons chiffres économiques

Les cours du pétrole ont terminé en hausse jeudi, portés par un regain d'optimisme des opérateurs pour la croissance économique mondiale et la demande en brut, après la publication d'une salve d'indicateurs économiques encourageants aux Etats-Unis, en Chine et en Europe.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars s'est apprécié de 72 cents à 95,95 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

De la Chine à l'Europe en passant par les Etats-Unis, peu avant l'ouverture de la séance, "une salve d'indicateurs économiques de bonne tenue suscite la bonne humeur des courtiers ce matin", a remarqué Matt Smith, de Schneider Electric.

"Les nouvelles en provenance de Chine en particulier étaient très bonnes alors que le contexte économique mondial semble s'améliorer", a renchéri Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.

La production manufacturière du géant asiatique a enregistré en janvier sa plus forte progression mensuelle depuis deux ans, un signe de bon augure pour la demande du deuxième pays consommateur de brut de la planète.

"La Chine a été l'un des grands moteurs de la croissance de la demande en brut au cours de la dernière décennie et de bons indicateurs là-bas sont très haussiers pour le marché", a expliqué M. Lynch.

D'autre part, aux Etats-Unis, un indicateur préliminaire "sur la production manufacturière du pays pour le mois de janvier est ressorti nettement supérieur aux attentes" en janvier, montrant une accélération par rapport au mois de décembre, a noté M. Smith.

Renforçant l'optimisme des courtiers sur les perspectives économiques de la première économie mondiale, les nouvelles inscriptions au chômage sont tombées à leur plus bas niveau en cinq ans aux Etats-Unis du 13 au 19 janvier. Les analystes avaient parié sur une hausse.

De même, en Europe, l'activité du secteur privé dans la zone euro a atteint en janvier son plus haut niveau en 10 mois, "suggérant que la contraction de l'économie européenne est en train de ralentir", a noté Chris Low, de FTN Financial.

Dans ce contexte, les statistiques hebdomadaires légèrement décevantes du Département américain de l'Energie (DoE), considérées comme un baromètre de la consommation d'or noir du pays, sont passées relativement inaperçues.

Selon le DoE, les réserves de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 2,8 millions de barils lors de la semaine achevée le 18 janvier, alors que les analystes prévoyaient une hausse de 1,7 million de barils seulement.

De leur côté, les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés durant la période hivernale, ont enregistré une hausse inattendue de 500.000 barils, tandis que les stocks d'essence reculaient de 1,7 millions de barils, à contre-courant de la hausse de 900.000 barils attendue par le marché.

ppa/sl/mdm

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