NOUVELLES
24/01/2013 01:08 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

La Ville de Québec contrôle ses dépassements de coûts

L'administration Labeaume affirme avoir réussi à respecter les coûts de ses travaux d'infrastructures depuis 2008. Le maire Régis Labeaume a présenté jeudi les résultats d'une analyse demandée pour vérifier tous les contrats octroyés au cours des cinq dernières années.

Chiffres à l'appui, la Ville de Québec maintient avoir réussi à limiter les dépassements de coûts, les extras, dans les contrats octroyés pour la réfection des infrastructures. La valeur des extras ne représente que 0,41 %, pas même un demi pour cent, sur la valeur totale des contrats qui atteint 700 millions de dollars.

Le maire Labeaume était visiblement heureux de cette performance.« On a l'air à des premiers de classe ce matin, mais je sais que c'est un peu énervant pour les autres [...] Je suis fier de tous les gens qui travaillent là », a-t-il affirmé.

Pour acquitter la facture des excédents, la Ville a dû débourser la somme de 2 millions et demi de dollars.

Au ministère des Transports mai 2010 et juin 2011, les dépassements de coûts ont atteint 83 millions de dollars sur des contrats totalisant 337 millions de dollars. Ces chiffres tiennent compte uniquement des dépassements de coûts qui excèdent 10 % et qui doivent être obligatoirement approuvés par les sous-ministres du MTQ

Le maire Labeaume attribue la performance de sa ville à la façon de faire et à la culture qui règne à l'hôtel de ville de Québec. Il explique que les ingénieurs deviennent la pierre angulaire de tous les projets de réfection à Québec. Un avis partagé par le directeur du service d'ingénierie à la Ville de Québec, Daniel Lessard. « Comme on l'a démontré on a un processus de travail qui est très clair on identifie précisément ce qu'on a comme besoin, comme travaux à réaliser, puis on a du personnel qui suit sur le terrain ce que les consultants et les entrepreneurs font » explique-t-il.

En 2007 et 2008, la Ville a aussi embauché une quarantaine d'ingénieurs afin de développer une expertise au sein de ses fonctionnaires au fil des ans. Ce procédé permet à la Ville de recourir de moins en moins aux firmes d'ingénieurs privées.