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24/01/2013 11:17 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

La diplomatie américaine ne se limite pas aux drones et soldats (John Kerry)

Le sénateur américain John Kerry, nommé secrétaire d'Etat par le président Barack Obama, a affirmé jeudi lors de son audition de confirmation devant le Sénat que la diplomatie américaine ne se cantonnait pas au déploiement de soldats et de drones à l'étranger.

"La politique étrangère américaine ne se définit pas seulement par les drones et les déploiements" de soldats, a déclaré M. Kerry devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Faisant écho au discours du président Obama lundi lors de sa prestation de serment publique, M. Kerry a également déclaré que la "question vitale du changement climatique" devait être une priorité de la diplomatie américaine.

Le sénateur démocrate a aussi martelé que Washington ferait "tout" pour que l'Iran n'ait jamais la bombe atomique.

"Le président l'a dit de manière définitive: nous ferons tout ce que nous devons faire pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Je le répète ici aujourd'hui: notre politique n'est pas d'endiguer mais de prévenir et l'heure tourne", a déclaré M. Kerry.

Les grandes puissances et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie.

La communauté internationale, Etats-Unis en tête, privilégient une stratégie à "double voie" avec l'Iran, mêlant des sanctions économiques et des négociations diplomatiques.

"Le président Obama l'a affirmé et réaffirmé, il préfère une solution diplomatique et je travaillerai pour donner à la diplomatie toutes les chances de réussir. Mais personne ne doit se tromper sur notre détermination à réduire la menace nucléaire", a encore déclaré M. Kerry.

Le président Obama avait nommé fin décembre John Kerry pour prendre la succession de Hillary Clinton à la tête du département d'Etat, saluant en lui un "candidat parfait" pour diriger la diplomatie de la première puissance mondiale.

M. Kerry, 69 ans, ancien candidat malheureux du parti démocrate à la présidentielle de 2004 contre George W. Bush, dirigeait depuis quatre ans la prestigieuse commission des Affaires étrangères au Sénat, celle-là même qui l'auditionne avant que le Sénat n'approuve dans les prochains jours sa nomination.

nr/are

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