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24/01/2013 04:56 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

John Kerry passe son examen oral devant le Sénat

Désigné par le président Obama pour succéder à Hillary Clinton à la tête du département d'État, le sénateur américain John Kerry a comparu jeudi devant la commission des affaires étrangères du Sénat, en vue de confirmer sa nomination.

Abordant le vieux conflit au Proche-Orient, il a notamment prévenu que la solution de deux États, israélien et palestinien, risquait d'être compromise. « La porte (ouverte) sur une possible solution à deux États pourrait se refermer sur tout le monde et cela serait désastreux », a déclaré M. Kerry.

Le probable futur chef de la diplomatie américaine croit néanmoins « qu'il y a une voie pour aller de l'avant », sans préciser laquelle.

Les tentatives du président Obama de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes se sont avérées vaines. Le processus est au point mort depuis septembre 2010.

Sur l'Iran et la Chine

Réagissant à ceux qui lui reprochent la mollesse de sa position dans le dossier nucléaire iranien, John Kerry a affirmé son engagement total pour appliquer les sanctions américaines contre Téhéran, tout en espérant des progrès sur le plan diplomatique.

Pour ce qui est des relations avec la Chine, M. Kerry a plaidé pour leur renforcement et leur rééquilibrage. Il entend ainsi reconduire la diplomatie dite du « pivot » de l'administration Obama, qui consiste à tourner résolument les États-Unis vers l'Asie-Pacifique, et surtout la Chine.

Celui qui préside actuellement la commission des affaires étrangères du Sénat a d'ailleurs repris à son compte la position du département d'État, considérant la Chine « comme un concurrent économique et non comme un adversaire stratégique ».

En dépit de leur volonté de coopération, les États-Unis et la Chine ont quelques points de friction, souvent sur des questions des droits de la personne et de la démocratie.

La commission des affaires étrangères du Sénat devrait se prononcer dès lundi ou mardi sur la nomination de M. Kerry, à en croire le sénateur démocrate du New Jersey Robert Menendez.