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24/01/2013 01:14 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Détournements de fonds en Egypte: règlements à l'amiable avec la justice

La justice égyptienne a annoncé mercredi étudier une proposition de règlement à l'amiable avec un homme d'affaires proche du président déchu Hosni Moubarak, visant à abandonner les poursuites à son encontre, en échange du remboursement à l'Etat de fonds publics détournés.

"Le parquet étudie actuellement une proposition de la défense de l'homme d'affaires en fuite Hussein Salem pour régler à l'amiable tous ses problèmes judiciaires en Egypte (...), après que M. Salem a accepté de rembourser ce qu'il doit à l'Etat", a indiqué le procureur général chargé des finances publiques, Moustapha Husseini, cité par l'agence Mena.

M. Husseini a décidé de "former une commission au sein du parquet pour étudier cette proposition (...) afin d'arriver à une solution légale qui (permette d') assurer le remboursement des fonds publics détournés et placés à l'étranger", a affirmé Mena.

Le parquet "est disposé à un règlement à l'amiable avec les figures de l'ancien régime concernant le remboursement de tous les gains financiers (...) perçus de manière illégale du temps de l'ancien régime et qu'ils auraient conservés en Egypte ou à l'étranger", a ajouté M. Husseini.

M. Husseini a justifié cette disposition en affirmant que les procédures engagées pour "rapatrier les fonds (publics détournés) n'ont donné lieu en deux ans à aucun résultat concret".

Hussein Salem a été condamné en juin 2012 à 15 ans de prison pour avoir réalisé d'importants bénéfices en vendant du gaz naturel à Israël à un prix trop bas.

M. Salem, qui détient aussi un passeport espagnol, avait pris la fuite pour l'Espagne avec son fils et sa fille en 2011. Les autorités espagnoles avaient donné en octobre leur accord pour son extradition, sans que celle-ci ne se concrétise.

En juin 2011, les autorités espagnoles avaient indiqué avoir gelé plus de 30 millions d'euros se trouvant sur des comptes bancaires et saisi des propriétés estimées à 10 millions d'euros après l'arrestation de M. Salem, de son fils et d'un associé.

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