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24/01/2013 12:25 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Discipline: le Collège des médecins doit être encore plus rigoureux, dit Marois

DAVOS, Suisse - La première ministre Pauline Marois ne croit pas que le syndic du Collège des médecins fasse preuve de laxisme en matière disciplinaire, mais elle s'interroge tout de même sur la clémence de certaines peines imposées au cours des derniers mois.

La semaine dernière, le conseil de discipline du Collège a refusé d'entériner la radiation de quatre mois que qu'un syndic adjoint, Jean-Claude Fortin, recommandait d'imposer à un gynécologue, Kenneth Chan. Une des patientes du Dr Chan, une femme de 27 ans, est morte après qu'il ait refusé à maintes reprises de se rendre à l'hôpital pour l'examiner. Le conseil de discipline a finalement infligé une radiation d'un an au médecin.

À Davos, en Suisse, où elle participe au Forum économique mondial, Mme Marois a reconnu qu'«on peut se poser la question» quant au caractère adéquat d'une suspension de quatre mois pour une négligence aussi grave.

Selon elle, de tels cas devraient amener le Collège des médecins à «être encore plus exigeant et rigoureux», rappelant que la mission première des ordres professionnels est de protéger le public.

Mais en dépit des cas «plus douloureux, plus tristes» dénoncés au cours des derniers mois, Mme Marois ne considère pas «qu'il y a plus de laxisme» qu'auparavant au Collège des médecins. Il reste qu'aux yeux de plusieurs observateurs du milieu, l'organisme québécois d'autoréglementation des médecins est beaucoup moins sévère que ceux de l'Ontario et des États-Unis.

L'été dernier, le conseil de discipline du Collège des médecins avait refusé d'approuver la radiation de deux mois recommandée par le syndic à l'encontre d'un agresseur sexuel. Y voyant une menace à «l'intégrité du système», le conseil a finalement a décrété une radiation de trois ans.

Mme Marois a tenu à rappeler que lorsqu'elle était ministre de la Santé, en 2000, elle avait mis sur pied un comité dont les travaux ont contribué à la création d'un registre des accidents médicaux.