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24/01/2013 06:07 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Découverte de nouvelles mutations clé du mélanome, un cancer très meurtrier

Des chercheurs ont découvert deux nouvelles mutations génétiques qui ensemble se produisent dans 71% des mélanomes, un cancer agressif de la peau particulièrement meurtrier, selon leurs travaux publiés jeudi.

Ces mutations, détectées dans la partie du génome qui contrôle les gènes, pas les gènes eux-mêmes, se produisent dans les tumeurs d'un grand nombre de personnes et pourraient bien être les plus fréquentes dans les mélanomes trouvées à ce jour.

Cette découverte, qui fait l'objet de deux études parues dans l'édition en ligne de la revue américaine Science, pourrait aider à mieux comprendre comment se développe le mélanome et peut-être d'autres cancers. A terme cela pourrait potentiellement déboucher sur des traitements pour prévenir ce cancer ou arrêter sa progression.

C'est la première fois que des mutations liées au cancer sont découvertes dans cette vaste région de l'ADN de cellules cancéreuses.

Cette région est appelée "matière noire" du génome, en référence à la matière noire qui formerait une grande partie de l'Univers mais reste encore insaisissable.

Un grand nombre de mutations présentes dans des cancers ont été identifiées au cours des dernières décennies mais toutes se trouvaient dans d'autres régions, celles des gènes responsables de la production de protéines, précisent ces chercheurs.

"Cette découverte représente une première incursion dans la +matière noire+ du génome du cancer", souligne le Dr Levi Garraway, du Dana Farber Cancer Institute à Boston, le principal auteur d'une des études.

"Il s'agit de la découverte des deux mutations les plus fréquentes dans le mélanome, ce qui pourrait conduire à trouver des traitement préventifs ciblant ces mutations", estime-t-il.

Ces chercheurs ont également indiqué que ces mêmes mutations seraient présentes dans des cellules du cancer du foie et de la vessie.

Ils notent en outre que la découverte de ces importantes mutations dans la "matière noire" du génome montre l'importance d'examiner l'ADN complet de la tumeur.

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