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24/01/2013 01:11 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

Coupe du monde - Kitzbühel - Svindal mûr pour la Streif

Le Norvégien Aksel Lund Svindal, l'homme de la vitesse cette saison, semble désormais suffisamment armé pour conquérir la montagne magique de Kitzbühel, sur laquelle se déroule la plus prestigieuse des descentes de la Coupe du monde de ski alpin.

Le Nordique, 30 ans, n'a jamais fait mieux jusqu'à présent que 5e au bas de la célèbre Streif (en 2010), du moins dans la discipline reine.

C'est que le Svindal 2012-2013 est d'un autre tonneau, à son aise sur toutes les pistes, capable d'enfiler en deux mois six podiums -dont trois victoires- sur huit courses de vitesse. Le double vainqueur de la Coupe du monde (2007/2009) s'est d'ailleurs remis en selle de sa chute samedi dernier à Wengen (Suisse), en signant les meilleurs temps de deux des trois entraînements à Kitzbühel, encore deuxième de l'ultime test jeudi derrière l'Autrichien Klaus Kröll.

"Je commence à m'habituer depuis le temps que je viens ici, mais ça reste un grand événement et c'est une piste sur laquelle il faut survivre", remarque le skieur d'Oslo. C'est un endroit d'où vous repartez vidé pour y avoir laissé toutes vos forces".

"La recette pour gagner? Bien skier du haut en bas, en prenant juste ce qu'il faut de risques", ajoute le colosse (1,95 m/95 kg) d'Oslo, prêt à recueillir l'hérédité de Didier Cuche, quintuple vainqueur de la descente qui fait peur et rêver, dont quatre fois entre 2008 et 2012.

Et comme le champion olympique Didier Défago avait pris le relais de Cuche en 2009, c'est le Cantique suisse, hymne de la Confédération helvétique, qui est resté au hit-parade des cinq dernières années.

Mais la retraite de Cuche, en mars dernier dans sa 38e année, et la blessure de Beat Feuz ont précipité la nation dominatrice dans l'anonymat. Au point que le Valaisan Défago en est à espérer "une place dans les 15".

"Nous voulons retrouver la plus haute marche du podium", avertit de son côté Klaus Kröll, le plus capé de la Maison d'Autriche, lauréat la saison dernière du petit globe de la descente.

Mais c'est plus encore vers le discret Hannes Reichelt, vainqueur ex-aequo, avec l'Italien Dominik Paris, à Bormio fin décembre, puis 2e à Wengen, que se portent les espoirs d'une nation vouée au culte du ski.

C'est un signe: Reichelt a renoncé au dernier entraînement pour garder des forces en vue non seulement de la descente mais aussi du super-G vendredi.

Pour cette mise en bouche, les favoris sont les mêmes que ceux de l'épreuve-phare: Svindal, Reichelt, l'Italien Christof Innerhofer, champion du monde de la discipline, et le Français Adrien Théaux.

Si Innerhofer s'est plutôt illustré en descente cette saison, vainqueur à Beaver Creek (Etats-Unis) et à Wengen, il a compromis ses chances pour samedi. Le jury l'a en effet sanctionné du dossard N 46 pour avoir continué à skier pleine piste jeudi, alors qu'il venait de perdre un ski.

L'étape de Kitzbühel comprend aussi un slalom dominical, avec en guest-star le prodige autrichien Marcel Hirscher, roi des piquets. Le Salzbourgeois est tellement fort dans ses deux disciplines de prédilection (slalom/géant) qu'il ne prend même la peine de s'aligner en descente pour jouer le combiné.

Kitzbühel, et cela fait aussi partie de son prestige, est la dernière étape du circuit majeur à avoir conservé un combiné classique. Mais l'édition 2013 sera aussi la dernière avec ce privilège.

Le programme:

Vendredi 25 janvier: super-G (départ 10h30 GMT)

Samedi 26 janvier: descente (10h30 GMT)

Dimanche 27 janvier: slalom (manches à 09h15 et 12h30 GMT)

asc/pid