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24/01/2013 02:17 EST | Actualisé 26/03/2013 05:12 EDT

CORRIGÉ: USA: les chimpanzés quasiment plus utilisés pour la recherche médicale, suggèrent des experts

Les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) devraient ne quasiment plus utiliser de chimpanzés pour la recherche bio-médicale, recommandent des experts indépendants de ces Instituts, selon un document posté sur leur site internet.

Ces experts du "NIH Council of Councils" préconisent de conserver un groupe de 50 chimpanzés --au lieu de 450-- pouvant éventuellement servir à des recherches, spécifiant que ces animaux devront être gardés dans des conditions de confort appropriées (larges espaces, accès à l'extérieur).

Ces recommandations doivent encore faire l'objet d'une consultation publique de 60 jours, avant d'être approuvées par le directeur des NIH, Francis Collins.

Les NIH avaient déjà accepté en décembre 2011 les recommandations de l'Institut américain de médecine (IOM), qui avait conclu à l'inutilité des expériences biomédicales sur les singes.

Les NIH avaient alors "informé la communauté de la recherche qu'ils acceptaient les recommandations de l'Institut de médecine (IOM) et qu'en conséquence, ils ne financeraient plus aucun nouveau projet de recherche se servant de chimpanzés", le temps d'élaborer de nouvelles règles.

Les Instituts avaient aussi décidé de réexaminer toutes les recherches en cours utilisant des chimpanzés, qui restent toutefois rares. Sur les 94.000 projets de recherche financés en 2011 par les NIH, seuls 53 ont été conduits sur ces singes.

Les Etats-Unis restent le seul pays industrialisé à utiliser des primates pour la recherche médicale, notamment pour l'hépatite C, le sida et le paludisme.

L'Union européenne a formellement interdit en 2010 l'utilisation des singes en laboratoire, suivant l'exemple du Japon, de l'Australie et d'autres pays.

Après le tollé provoqué, dans les organisations de protection des animaux, par le renvoi en 2010 de 14 chimpanzés vers un laboratoire de recherche au Texas (sud), les NIH avaient attendu les conclusions des experts consultés par l'Institut de médecine.

"Si par le passé les chimpanzés ont été très utiles à la recherche médicale, leur usage aujourd'hui n'est pas nécessaire dans la plupart des recherches médicales", avaient-ils conclu.

Les experts estimaient cependant que dans certains domaines --comme la génomique comparative entre ces singes et les humains ou les maladies infectieuses émergentes--, le recours aux chimpanzés pourrait encore être indispensable.

Mais ils n'étaient pas parvenus à un consensus sur la nécessité ou pas de conserver des chimpanzés pour la recherche sur un vaccin contre l'hépatite C, selon les NIH.

Il restait 937 chimpanzés pour la recherche aux Etats-Unis en 2011, dont environ 450 étaient financés par les NIH et les autres par des laboratoires privés.

En septembre 2012, les NIH avaient annoncé leur intention de mettre "à la retraite" 110 de ces chimpanzés en 2013 pour les envoyer dans un sanctuaire en Louisiane (sud), où 109 se trouvent déjà.

js/are