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23/01/2013 02:25 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Tunisie: la Banque mondiale optimiste, des réformes douloureuses à faire

Le président de la Banque mondiale s'est dit mercredi "optimiste" pour l'avenir économique de la Tunisie, tout en relevant que des "réformes douloureuses" devaient être menées à bien dans un pays miné par les conflits sociaux et la pauvreté deux ans après la révolution.

"Nous savons que les réformes en cours sont difficiles et douloureuses mais nous savons aussi que toutes les sociétés qui ont entrepris ces mesures et qui ont géré la douleur à court terme ont pu construire les fondations d'une croissance économique à long terme", a déclaré Jim Yong Kim, en visite à Tunis.

"Nous devons nous assurer que la Tunisie démontre avec succès que islam et démocratie sont compatibles et que vous pouvez avoir un développement économique qui inclut tout le monde", a-t-il encore dit lors d'une conférence de presse.

Selon le président de la Banque mondiale, les dirigeants tunisiens sont "engagés à faire ce qu'il faut". Il n'a pas détaillé pour autant le programme de reformes souhaité.

La pauvreté et le chômage (18% environ) étaient des facteurs clé de la révolution qui a renversé le régime du président Zine El Abidine Ben Ali. Mais deux ans après, les espoirs ont laissé place à la déception notamment dans le centre déshérité du pays.

Les conflits sociaux dégénérant en violences se sont en particulier multipliés depuis l'été alors que la croissance, même si elle devrait dépasser 3% en 2012, reste insuffisante pour résorber le chômage.

alf/feb