NOUVELLES
23/01/2013 10:17 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Taux directeur inchangé et prévisions à la baisse au pays

Le dollar canadien a perdu plus d'un demi-cent à la mi-journée, mercredi, à la suite de l'annonce de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 1 %. Le huard s'échangeait à 1,0009 $US.

Cette baisse significative du dollar canadien survient au moment où la banque centrale publie une analyse dans laquelle elle abaisse ses prévisions de croissance et laisse entrevoir qu'une hausse prochaine de son taux directeur est « moins imminente que prévu auparavant ».

Le taux directeur de la Banque du Canada est demeuré inchangé depuis plus de deux ans. Le statu quo privilégié par la banque centrale, quant à son taux directeur, indique que les taux d'intérêt ne subiront pas de hausses marquées d'ici la fin de l'année. De l'avis de l'économiste principal de Desjardins, Benoit P. Durocher, la Banque du Canada « devra patienter jusqu'à la mi-2014 avant de pouvoir procéder à une légère augmentation de ses taux directeurs ».

« Au Canada, le ralentissement de l'économie observé au second semestre de 2012 a été plus prononcé que la Banque ne l'avait anticipé, du fait que les investissements des entreprises et les exportations ont été plus faibles », écrit la banque centrale dans un communiqué, publié mercredi. La Banque s'attend à une reprise des investissements des entreprises et des exportations au cours des prochains mois.

Les exportations devraient néanmoins demeurer en deçà de leur sommet d'avant la récession, minées notamment par la vigueur du dollar canadien. Les prix des produits de base sont historiquement élevés, mais diverses difficultés ont porté les décotes du pétrole brut lourd canadien à des niveaux records.

L'analyse des économistes de la banque centrale canadienne porte à croire que la hausse des prix des maisons et la dette des consommateurs pourraient fragiliser le système financier.

La Banque du Canada appuie aussi son analyse sur ce qui se passe ailleurs dans le monde.

Aux États-Unis, la croissance se poursuit à un rythme graduel, en raison du désendettement en cours dans les secteurs public et privé, de la faiblesse de l'économie mondiale et de l'incertitude entourant les négociations budgétaires, disent les experts de la Banque du Canada.

En Europe, la récession sévit toujours. L'activité économique en Chine se raffermit, mais d'autres économiques émergentes tournent au ralenti.

Enfin, le taux d'inflation est demeuré en deçà des 2 %, la cible de la Banque du Canada. Il s'agit d'un autre facteur expliquant pourquoi la banque centrale maintient à 1 % son taux cible du financement à un jour.