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23/01/2013 03:18 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Le pétrole finit en net recul à New York, affecté par un problème d'oléoduc

Les cours du pétrole ont clôturé en net recul mercredi à New York, plombés par des rumeurs sur une diminution de la capacité d'un important oléoduc aux Etats-Unis et par la révision à la baisse par le Fonds monétaire international de sa prévision de croissance mondiale pour 2013.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars, dont c'est le premier jour de cotation, a perdu 1,45 dollar à 95,23 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché, qui a évolué en légère baisse pendant la majeure partie de la séance, "a reculé brusquement après des informations selon lesquelles les capacités de l'oléoduc Seaway seraient diminuées alors même qu'il vient tout juste d'être remis en route", a remarqué l'analyste indépendant Andy Lipow.

Les capacités de cette canalisation, qui transporte le brut stocké à Cushing, le principal terminal pétrolier des Etats-Unis (dans l'Oklahoma, sud), vers les complexes de raffineries de la côte du Golfe du Mexique, avaient été accrues afin de résoudre les problèmes d'engorgement.

Des informations sur une baisse du volume acheminé par cette canalisation "en raison d'un problème au point de livraison au Texas (...) ont tiré les prix du WTI vers le bas", selon M. Lipow.

Elles font en effet craindre aux investisseurs que les réserves de brut à Cushing, servant de référence au WTI, continuent à s'accroître.

Dans ce contexte, les courtiers scruteront avec attention les chiffres hebdomadaires sur les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis, publiés jeudi par le département américain de l'Energie (DoE).

Selon les analystes interrogés par Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état d'une hausse de 2,3 millions de barils des stocks de brut américains, une augmentation de 1,3 million de barils des réserves d'essence, et d'un repli de 200.000 barils des stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés pendant la période hivernale.

Le marché a par ailleurs pâti, selon James Williams de WTRG Economics, "des nouvelles prévisions du Fonds monétaire international".

L'institution prévoit en effet que la croissance mondiale devrait être moins forte que prévu en 2013, ce qui pourrait affecter la demande énergétique.

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