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23/01/2013 01:46 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Le premier ministre britannique propose un référendum sur le maintien dans l'UE

LONDRES - Le premier ministre britannique, David Cameron, a promis mercredi d'offrir aux citoyens britanniques la possibilité de voter sur le maintien de leur pays dans l'Union européenne (UE) si son parti remporte les prochaines élections.

La proposition de M. Cameron a attiré les critiques de plusieurs dirigeants européens, qui l'ont accusé de mettre en péril l'avenir de l'UE au bénéfice des politiques intérieures britanniques.

Affirmant que la désillusion des Britanniques face à l'UE avait atteint «un sommet de tous les temps», M. Cameron a déclaré, lors d'un discours très attendu à Londres, que les termes de l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE devraient être révisés et que les électeurs devraient avoir leur mot à dire sur la question.

David Cameron a proposé que son Parti conservateur renégocie la relation du Royaume-Uni avec l'UE s'il remporte les prochaines élections, prévues en 2015.

Quand un accord aura été conclu, les Britanniques seront appelés à se prononcer sur les nouveaux termes du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, a-t-il dit.

Le discours a été perçu par plusieurs observateurs comme un pari de M. Cameron pour rassembler son parti divisé et de plus en plus opposé à l'UE.

Le Royaume-Uni n'a jamais été un membre très enthousiaste de l'UE. Les Britanniques craignent maintenant que les nouvelles règles européennes pour gérer la crise de la dette limitent le contrôle de leur pays sur ses propres politiques économiques.

Plusieurs dirigeants européens n'ont pas ménagé leurs critiques après le discours du premier ministre britannique.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a déclaré que M. Cameron jouait «un jeu dangereux».

«C'était un discours de repli sur soi qui ne reflétait pas la réalité européenne et qui n'impressionnera pas les partenaires européens du Royaume-Uni», a-t-il dit.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a comparé l'adhésion à l'UE à l'adhésion à un club de soccer. «Vous ne pouvez pas dire par la suite que vous voulez jouer au rugby», a-t-il déclaré sur France Info.

Son homologue allemand, Guido Westerwelle, a déclaré que son pays voulait que le Royaume-Uni «reste un membre actif et constructif» de l'UE, tout en laissant entendre que les membres ne devraient pas être autorisés à imposer leurs propres conditions pour rester dans l'UE.