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23/01/2013 09:56 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Le chat sort (un peu) du sac

Patience, et la vérité sortira bien un jour. On en sait un peu plus aujourd'hui, après que l'ancien président de l'UCI eut admis avoir prévenu des cyclistes d'anomalies pour le bien du sport.

Hein Verbruggen a révélé avoir pris durant son mandat l'initiative de prévenir les coureurs d'anomalies sanguines, « pour le bien du sport » selon lui, a-t-il expliqué mercredi à l'agence de presse néerlandaise ANP.

« L'UCI a pris le parti, comme d'autres fédérations sportives, de parler avec les coureurs dont les résultats des analyses sanguines paraissaient suspects, a-t-il expliqué. Cela donnait le signal à ceux qui se dopaient, mais qui n'avaient pas encore été contrôlés positifs, qu'ils pouvaient se retrouver dans de sales draps », a-t-il affirmé, selon l'ANP.

« L'objectif de l'UCI a toujours été de rendre son sport propre, a-t-il expliqué au magazine néerlandais Vrij Nederland. Parfois, tu pouvais convaincre (les coureurs) d'arrêter le dopage, parfois pas. »

« Et si l'anomalie n'était pas due au dopage, cela permettait au coureur d'effectuer une analyse médicale. Les patrons et les médecins des équipes étaient tenus au courant », a-t-il précisé à l'ANP.

L'hebdomadaire Vrij Nederland, à paraître jeudi, rapporte que Lance Armstrong a reçu ce genre d'avertissement de l'UCI dès 2001.

Après avoir été accusé par l'ancien coureur Greg Lemond d'avoir protégé le Texan, Hein Verbruggen a été soulagé d'entendre la confession d'Armstrong à la télévision américaine qui «a nié» avoir été protégé par l'UCI.

« Jamais rien n'a été caché », a assuré l'ancien patron du cyclisme mondial (de 1999 à 2005) ajoutant que « sous sa direction, l'UCI a  toujours lutté contre le dopage. »