NOUVELLES
23/01/2013 07:11 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Junex : Haldimand n'en vaut pas la chandelle

La controverse entourant le puits Haldimand no 4 se poursuit, mais selon l'ancien partenaire de Pétrolia, Junex, le potentiel pétrolier ne serait pas au rendez-vous.

Pétrolia, qui fait les manchettes depuis une semaine en raison de son bras de fer avec la Ville de Gaspé sur le forage d'un puits dans les limites de la municipalité, n'est pas la seule à rêver d'exploiter le pétrole de la Gaspésie.

Junex est aussi de cette course à l'or noir et a même été copropriétaire à 36 % du gisement Haldimand avec Pétrolia jusqu'en décembre 2011.

Junex est entre autres propriétaire de Galt, situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Gaspé, loin des habitations et du centre-ville.

Le président de Junex, Jean-Yves Lavoie, qui sonde le potentiel pétrolier de Gaspé et des environs depuis la fin des années 1980, se sent donc bien loin du différend entre Pétrolia et Gaspé. Jean-Yves Lavoie croit avoir fait le bon choix en se retirant de Haldimand.

L'acceptabilité sociale est un élément majeur, dit-il, mais en 2011, ce n'était pas l'essentiel de nos motivations. « Ce qui nous a poussés, c'est plus la pertinence du projet, la qualité du projet et aussi le fait qu'on avait un choix », raconte l'homme d'affaires.

Entre Haldimand et Galt, le choix n'a pas été difficile, selon Jean-Yves Lavoie. La propriété de Galt aurait un potentiel commercial de 300 millions de barils de pétrole. « Je dirais qu'à Galt, on a trois à quatre fois le volume. Et lorsqu'on parle de volume, on parle de volume de pétrole en place », précise le président de Junex.

Junex n'est pas touchée par le règlement municipal sur la protection de l'eau potable, puisqu'elle fore à l'extérieur de la ville de Gaspé.

Toutefois, le flou juridique qui persiste entre la Loi sur les mines et les pouvoirs d'une municipalité sur son territoire préoccupe toute l'industrie. « Et même si on est à l'extérieur des limites de la ville de Gaspé dans ce cas, on fait partie quand même de la MRC, on doit répondre aussi à des questions », relève Jean-Yves Lavoie.

Au moment où le gouvernement du Parti québécois ferme définitivement la porte aux gaz de schiste, la pétrolière Junex est bien consciente de l'importance de l'acceptabilité sociale. Junex est une des entreprises qui croyaient fermement au développement du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent.