NOUVELLES
23/01/2013 02:43 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Israël: un ministre palestinien brandit à nouveau la menace de la CPI

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryiad al-Malki a brandi à nouveau mercredi, au lendemain des élections israéliennes, la menace d'une saisine de la CPI pour forcer Israël à renoncer à des projets d'implantations en Cisjordanie.

"Si Israël applique son projet E1 et ses autres projets autour de Jerusalem nous irons à la CPI (Cour pénale internationale), nous n'avons pas le choix", a déclaré M. al-Malki à la presse après avoir participé à un débat sur le Proche-orient au Conseil de sécurité de l'ONU.

"Nous ne tolérerons pas, nous ne pouvons tolérer aucune construction dans cette zone précise", a-t-il martelé, expliquant que ces projets franchissaient une "ligne rouge". "Cela dépend des décisions des Israéliens, Israël connait très bien notre position", a-t-il souligné.

Le projet d'implantation E1 relierait Maalé Adoumim à des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est, coupant en deux la Cisjordanie et l'isolant de Jérusalem.

L'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU, suite à une décision de l'Assemblée générale du 29 novembre, donne le droit aux Palestiniens de saisir la CPI, ainsi que la possibilité d'adhérer à des traités et conventions internationaux et à des agences de l'ONU.

A ce propos, le ministre a précisé que ses services avaient dressé une liste des textes et agences auxquels les Palestiniens souhaitent adhérer en priorité et qu'il attendait "le feu vert de la direction palestinienne".

"Nous respectons la décision démocratique du peuple israélien", a-t-il déclaré en réaction au scrutin israélien. Il a estimé que les électeurs avaient voté "contre la poursuite de la coalition gouvernementale actuelle", au profit d'une "nouvelle coalition plus large".

Mais il a reconnu que les Palestiniens savaient peu de choses de Yaïr Lapid, le dirigeant du parti modéré israélien Yesh Atid qui a créé la surprise lors de l'élection et qui pourrait faire partie d'un gouvernement de coalition. "Nous essayons de nous familiariser avec sa manière de penser et ses idées", a-t-il indiqué.

Il a répété, comme il l'avait fait lors du débat au Conseil, que les Palestiniens étaient prêts à coopérer avec tout gouvernement israélien qui reconnaitrait "l'Etat de Palestine" créé selon lui par le décision de l'Assemblée générale.

avz/mdm