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23/01/2013 11:31 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Israël: le nouveau gouvernement devra reconnaitre l'Etat de Palestine (ministre palestinien)

Les Palestiniens sont "prêts à travailler" avec tout gouvernement israélien qui reconnaîtrait "l'Etat de Palestine", a déclaré mardi le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryiad Al-Malki après les élections organisées en Israël.

"La Palestine est prête à travailler avec tout gouvernement israélien qui sera formé à condition qu'il respecte les résolutions de l'Assemblée générale (de l'ONU) qui a donné une réalité à l'Etat de Palestine, ainsi que les frontières d'avant 1997", a-t-il dit devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

L'Assemblée générale de l'ONU a accordé le 29 novembre aux Palestiniens le statut d'Etat observateur aux Nations unies.

Le ministre a consacré une large partie de son discours devant le Conseil, au cours d'un débat sur le Proche-Orient, à dénoncer "l'intensification de la campagne (israélienne) illégale d'implantations" en Cisjordanie, estimant qu'elle constituait "le principal obstacle à la réalisation d'une paix" fondée sur la solution à deux Etats.

Evoquant implicitement la demande israélienne de négociations directes avec les Palestiniens sans préalable, il a affirmé que "cesser la construction d'implantations n'était pas une condition préalable, c'est une obligation légale".

"Des négociations ne peuvent pas réussir tant qu'elle sont sabotées par une occupation (israélienne) sans répit qui empêche de réaliser la paix", a-t-il ajouté en réaffirmant que "le peuple palestinien et la direction palestinienne restaient attachés à une solution à deux Etats".

Selon Ryiad al-Malki, si Israël refuse de s'impliquer dans "un processus politique significatif", les Palestiniens seront contraints "d'entrer dans une nouvelle étape de leur lutte pour défendre leurs droits par tous les moyens pacifiques, politiques, diplomatiques et juridiques disponibles".

En réponse, l'ambassadeur israélien à l'ONU Ron Prosor a de nouveau rejeté l'idée que la résolution de l'Assemblée générale ait créé un Etat de Palestine. Il a fait valoir que depuis lors, les Palestiniens n'avaient "pas donné la moindre indication qu'ils voulaient reprendre les négociations" avec Israël, qui sont au point mort depuis plus de deux ans.

"Le principal obstacle à la solution à deux Etats", a-t-il affirmé, "est le refus de la direction palestinienne d'exposer à son propre peuple les vrais paramètres d'une solution à deux Etats, de parler le langage de la paix, pas une litanie guerrière".

avz/mdm