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23/01/2013 12:11 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Clinton évoque le 11 septembre en mettant en garde contre la menace d'Aqmi

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a plaidé mercredi pour renforcer le soutien de Washington à la lutte contre les groupes islamistes armés au Mali, comparant la menace d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique à celle de Ben Laden et du 11-Septembre.

"Les gens me disent tout le temps, Aqmi n'a pas attaqué les Etats-Unis. Oui mais avant le 11 septembre 2001, nous n'avions pas été attaqués sur notre territoire depuis, je crois la guerre de 1812 et Pearl Harbor", a-t-elle expliqué lors d'une audition très médiatisée au Sénat, à Washington.

"On ne peut pas dire que, puisqu'ils n'ont pas fait quelque chose, ils ne vont pas le faire".

Hillary Clinton témoignait sur l'attaque du consulat américain de Benghazi, le 11 septembre 2012, un attentat qui souligne selon les républicains l'impréparation et les erreurs du gouvernement.

Mais la discussion s'est rapidement élargie aux menaces terroristes dans la région du Sahel et d'Afrique du Nord.

"C'est une menace très sérieuse et durable. Quand on regarde la taille du nord du Mali, quand on regarde la topographie, c'est non seulement un désert, mais aussi des grottes, ça vous rappelle peut-être quelque chose", a expliqué Hillary Clinton, en référence à la géographie très difficile de l'Afghanistan. "Nous ne pouvons laisser le nord du Mali se transformer en refuge".

Hillary Clinton met régulièrement en garde contre la menace d'Aqmi dans la région.

Fin septembre aux Nations unies, elle avait établi un lien indirect entre Aqmi au Mali et dans le Sahel et les miliciens islamistes responsables de l'attaque armée de Benghazi. Les Américains ont alors semblé prendre conscience de la montée en puissance d'Aqmi, renforcée par les prises d'otages et des stocks d'armes libyens détournés après la chute du régime du colonel Kadhafi en octobre 2011.

Sur l'intervention au Mali, Hillary Clinton a répété que les troupes africaines nécessitaient l'assistance militaire des Américains: "On ne peut se contenter de les envoyer au Mali, ils ne sont pas assez formés".

ico/jca