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23/01/2013 07:23 EST | Actualisé 25/03/2013 05:12 EDT

Bahreïn: peines confirmées pour deux chiites pour le meurtre d'un policier

La Cour d'appel de Bahreïn a confirmé mercredi la condamnation à mort d'un chiite et une peine de prison à vie pour son complice pour le meurtre d'un policier pendant les manifestations de 2011.

Ali Tawil a vu sa peine capitale confirmée comme celle d'Ali Chamlou, condamnée à la prison à vie, ont indiqué leurs avocats à la presse, indiquant que leurs clients étaient présents devant la cour pendant l'énoncé du verdict et qu'ils comptaient porter l'affaire devant la Cour de cassation.

Les deux hommes, condamnés fin septembre 2011 en première instance par un tribunal d'exception, ont été reconnus coupables d'avoir tué "avec préméditation" un policier, en "l'écrasant avec leur voiture".

Selon les autorités, quatre policiers ont péri après avoir été renversés par des voitures lors du soulèvement populaire de février-mars 2011 animé par des chiites, majoritaires dans le pays, et réprimé par les autorités.

Le Wefaq, principal mouvement de l'opposition chiite, qui milite pour une monarchie constitutionnelle, a condamné le verdict de la Cour d'appel, en affirmant, dans un communiqué, que les deux hommes avaient été condamnés sur la foi d'aveux sous la contrainte.

Malgré la répression des manifestations en 2011, des rassemblements de chiites continuent d'avoir lieu régulièrement à Bahreïn. Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa a appelé mardi les formations politiques à une nouvelle session du dialogue national, dont l'opposition chiite avait boycotté les dernières séances.

Les principaux groupes de l'opposition, dont le Wefaq, ont "salué" cet appel soulignant leur "disposition à participer (...) à des négociations politiques sérieuses qui répondent aux aspirations du peuple à la liberté, la dignité et la justice".

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