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22/01/2013 02:22 EST | Actualisé 24/03/2013 05:12 EDT

USA: un nouveau trajet pour l'oléoduc Keystone approuvé au Nebraska

AP
In this Jan. 12, 2012 file photo, Alfonso Arias rides his horse next to an oil pump operated by the state oil company Cuba Petroleos, Cupet, in Santa Cruz del Norte, Cuba. It was supposed to be Cuba's economic savior: vast untapped reserves of black gold buried deep under the rocky ocean floor. But the first attempt in nearly a decade to find Cuba's hoped-for undersea oil bonanza has come up dry. (AP Photo/Franklin Reyes, File)

Le gouverneur du Nebraska (centre des Etats-Unis) a annoncé mardi qu'il avait approuvé un nouveau trajet pour le controversé oléoduc Keystone, qui éviterait ainsi des zones où l'environnement de son Etat est fragile.

"La construction et le fonctionnement de l'oléoduc Keystone XL, avec les aménagements et les engagements proposés, auraient un impact environnemental minime au Nebraska", a écrit le gouverneur, Dave Heineman, dans une lettre au président Barack Obama.

Celui-ci avait refusé début 2012 de donner son feu vert à ce projet de sept milliards de dollars, remettant toute décision à 2013 afin de permettre la réalisation d'une étude sur l'impact écologique de l'oléoduc.

Le département d'Etat étudie actuellement le nouveau projet modifié de construction de la portion de cet oléoduc traversant la frontière américano-canadienne, qui doit courir sur 3.380 km entre Hardisty, dans la province canadienne de l'Alberta, et Steele City, au Nebraska. Une décision devrait être rendue prochainement.

Le gouvernement canadien a salué la "décision positive" du gouverneur Heineman, évoquant "les milliers d'emplois" que Keystone XL devrait créer.

"Nous souhaitons travailler avec l'administration Obama en vue d'obtenir l'approbation relative à l'étape finale", a déclaré le ministre canadien des Ressources naturelles Joe Oliver.

"Nous croyons que l'oléoduc Keystone XL contribuera à la prospérité économique future et à la sécurité du Canada et des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

"L'approbation de l'oléoduc est une question américaine, et cela ne constitue qu'une étape de plus dans un processus qui sera tranché en dernier ressort par le président (Barack Obama)", a noté pour sa part la Première ministre d'Alberta, Alison Redford, dont la province est le coeur pétrolier du Canada.

M. Heineman a ajouté dans sa lettre au président que l'oléoduc rapporterait 418,1 millions de dollars de retombées économiques à son Etat, qui récolterait en outre de 11 à 13 millions de dollars d'impôts fonciers chaque année.

"L'accès à de nouveaux marchés pour le pétrole d'Alberta est le principal défi que connaît notre province", a d'ailleurs fait valoir Alison Redford.

La société qui exploitera cet oléoduc devra en outre mettre en place un plan d'urgence pour faire face à une éventuelle fuite, et souscrire une assurance à hauteur de 200 millions de dollars pour réparer d'éventuels dommages dus à une pollution, a noté M. Heineman dans sa lettre.

La société TransCanada, qui veut bâtir cette structure, a déjà commencé en août à construire une portion de près de 800 kilomètres entre l'Oklahoma et la côte du Texas (sud), qui ne nécessitait pas d'autorisation des autorités fédérales américaines.

"Keystone XL est l'oléoduc transfrontalier le plus méticuleusement conçu", a affirmé dans un communiqué le PDG du groupe canadien, Russ Girling, selon qui "cela reste dans l'intérêt national américain d'approuver un oléoduc qui aura un impact minime sur l'environnement".

Keystone XL doit acheminer 830.000 barils de brut par jour jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique. Le projet devrait créer 20.000 emplois aux Etats-Unis et injecter 20 milliards de dollars dans l'économie américaine, selon TransCanada.

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