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22/01/2013 12:12 EST | Actualisé 24/03/2013 05:12 EDT

Mali: le soutien aérien américain fourni à titre gracieux aux Français (Pentagone)

Les Etats-Unis ne comptent pas demander à Paris de payer pour le transport de matériel et de troupes françaises vers le Mali à bord d'avions américains, a fait savoir mardi le porte-parole du Pentagone George Little.

"Nous avons pris la décision de ne pas demander à ce stade de remboursement ou de compensation" aux Français, a affirmé le porte-parole à des journalistes. "Ce n'est pas le moment des questions d'argent mais de réaliser notre objectif commun de contenir les militants dans le nord du Mali".

Selon le Wall Street Journal, Paris avait été irrité d'une demande américaine de payer pour le soutien en matière de transport aérien fourni par les Etats-Unis, évalué entre 17 et 19 millions de dollars.

A ce jour, l'US Air Force a effectué cinq vols de gros-porteur C-17 pour le compte de l'armée française, transportant plus de 140 tonnes d'équipements et plus de 80 personnes, selon M. Little.

Les rotations ont débuté lundi entre Istres (sud de la France) et Bamako, la capitale malienne, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Thierry Burkhard.

Les Etats-Unis fournissent également à Paris un soutien en matière de renseignements à l'aide de leurs satellites et vraisemblablement de drones.

La France a également demandé à Washington de mettre à disposition des avions-ravitailleurs pour les avions français intervenant au Mali, une requête qui est toujours à l'étude, a reconnu le porte-parole du Pentagone.

"Cela fait juste 10 jours que les Français ont commencé leur opération, nous fournissons un soutien en matière de renseignement et de transport aérien et nous allons continuer à travailler avec les Français pour déterminer quels sont leurs besoins à venir", a-t-il fait valoir.

Interrogé sur les avions-ravitailleurs, George Little a démenti toute réticence de Washington à s'engager plus avant: "Nous ne traînons pas les pieds, il s'agit d'un effort délibéré de discuter avec les Français afin d'évaluer la meilleure façon de les soutenir dans le cadre de l'appui également fourni par d'autres pays".

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