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22/01/2013 02:56 EST | Actualisé 24/03/2013 05:12 EDT

La police fait usage de gaz lacrymogènes contre des opposants à Koweït

La police anti-émeute koweïtienne a fait usage mardi de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes contre quelques centaines d'opposants réclamant la dissolution du nouveau Parlement qu'ils jugent illégitime.

Plusieurs manifestants ont eu des difficultés respiratoires après avoir inhalé un nouveau genre de gaz, utilisé pour la première fois par la police, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Il s'agit de la troisième manifestation organisée depuis le début du mois pour demander la dissolution de la chambre.

Le nouveau Parlement, dont l'opposition a boycotté l'élection le 1er décembre, est dominé par des députés pro-gouvernementaux, alors que l'opposition -- islamistes, nationalistes et libéraux -- contrôlait 36 des 50 sièges de la Chambre avant sa dissolution en février.

L'opposition a dénoncé comme "illégitime" l'actuelle assemblée en raison du mode de scrutin contesté.

D'anciens députés ont introduit des recours devant la cour constitutionnelle contre la réforme du mode de scrutin.

La cour pourrait prendre plusieurs mois avant de rendre sa décision qui, si elle est favorable à l'opposition, pourrait conduire à une nouvelle dissolution du Parlement.

Dans un communiqué publié le 27 décembre, Human Rights Watch (HRW) avait condamné l'usage excessif de la force par la police koweïtienne lors de manifestations de l'opposition et appelé le Koweït à respecter le droit de manifester.

L'organisation, basée à New York, avait relevé que la police anti-émeutes avait recouru à plusieurs reprises à "ce qui apparaît comme un usage excessif de la force pour disperser des manifestations apparemment pacifiques".

"Il ne peut y avoir de justification à des attaques contre des manifestants pacifiques", indiquait HRW.

Le riche émirat pétrolier, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, et secoué par des crises politiques à répétition, a connu depuis la mi-2006 neuf gouvernements et six dissolutions du Parlement.

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