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22/01/2013 03:06 EST | Actualisé 23/03/2013 05:12 EDT

Erythrée: l'occupation du ministère de l'Information terminée (site d'opposition)

Les militaires érythréens mutinés qui occupaient depuis lundi le ministère de l'Information à Asmara ont mis fin à leur mouvement et libéré les employés qu'ils retenaient, a rapporté mardi le site d'opposition en exil Awate.com.

"Tout est calme, comme cela l'était en fait hier", lundi, a affirmé pour sa part dans un tweet à l'AFP Yemane Gebremeskel, le directeur de cabinet du président érythréen Issaias Afeworki, dans ce qui constitue une première réaction officielle depuis le début des évènements.

Aucune information indépendante n'était néanmoins disponible mardi depuis Asmara sur la situation dans la capitale d'un des Etats les plus fermés du monde.

"Tous les employés du ministère de l'Information ont été relâchés", a assuré Awate. "La confrontation a été +résolue+ quand le gouvernement a +accepté (les) demandes+" du chef des mutins", selon le site.

Awate identifie le meneur des mutins comme étant le colonel Saleh Osman, l'un des chefs des forces érythréennes stationnées dans la région d'Assab, port de la Mer Rouge situé à la pointe sud-est du pays.

Aucun détail n'était disponible dans l'immédiat sur la localisation actuelle des soldats mutins.

Selon Awate, la télévision d'Etat Eri-TV, dont les studios sont situés à l'intérieur du ministère et dont le signal hertzien était coupé depuis lundi en Erythrée, a recommencé à émettre en direct lundi soir.

Lundi matin, un groupe d'au moins une centaine de soldats avaient pris position à l'intérieur du ministère de l'Information, complexe de bâtiments d'où émettent la totalité des médias publics, situé sur une colline abrupte au coeur d'Asmara, surplombant la capitale érythréenne, notamment le palais présidentiel.

Dans un bref communiqué, lu et apparemment interrompu par la coupure du signal, les mutins avaient réclamé la "libération des prisonniers politiques" et la mise en place de la Constitution, adoptée en 1997 et prévoyant le multipartisme et des élections, mais suspendue depuis le conflit avec l'Ethiopie (1998-2000).

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