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22/01/2013 03:18 EST | Actualisé 23/03/2013 05:12 EDT

Début des élections législatives en Israël: Netanyahu favori

AP
Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu casts his ballot at a polling station in Jerusalem, Tuesday, Jan. 22, 2013. Israelis headed to polling stations Tuesday to cast votes in a parliamentary election expected to return Netanyahu to office despite years of stalled peacemaking with the Palestinians and mounting economic troubles. (AP Photo/Uriel Sinai, Pool)

Quelque 5,6 millions d'Israéliens votaient mardi pour renouveler leurs 120 députés lors d'élections législatives qui devraient reconduire le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec une majorité très marquée à droite.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et fermeront à 22H00 (20H00 GMT), avec un dispositif de sécurité renforcé. Les premières estimations, établies à partir des sondages sortie des urnes, doivent être diffusées dès la clôture.

A 10H00 (08H00 GMT), le taux de participation était de 11,4%, en légère hausse par rapport aux législatives de 2009 (10,3%), selon les chiffres fournis par la commission électorale.

Le jour des élections est férié en Israël, mais les transports publics fonctionnent, les magasins sont ouverts et de nombreux habitants profitaient du beau temps pour se promener en famille.

Dans un bureau de vote du centre de Jérusalem, les électeurs sont arrivés en flux régulier dès l'ouverture, sans pour autant former de files d'attente. A Saint-Jean d'Acre (nord-ouest), en revanche, à forte proportion de population arabe, les bureaux de vote étaient presque vides, selon des journalistes de l'AFP.

"Je n'attends pas beaucoup de changement. Mais j'espère toujours un déplacement vers le centre, pour lequel je vote", a expliqué à l'AFP Joe Djemal, un médecin de 55 ans à Jérusalem, tout en regrettant "l'apathie" de l'électorat.

M. Netanyahu lui-même a voté tôt mardi matin en compagnie de son épouse, Sara, et de leurs deux fils à Rehavia, le quartier chic de Jérusalem-Ouest où se trouve sa résidence officielle.

Il s'est ensuite rendu au mur des Lamentations dans la Vieille ville, où, conformément à la tradition, il a glissé entre les pierres un papier sur lequel était écrit une prière: "Avec l'aide de Dieu, pour l'avenir d'Israël", selon les médias.

D'après les derniers sondages publiés vendredi, la liste très droitière rassemblant le Likoud du Premier ministre et le parti Israël Beiteinou de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman est créditée de 32 à 35 sièges sur 120 dans la prochaine Knesset.

Cette liste a vu émerger sur sa droite les nationalistes religieux du Foyer juif de Naftali Bennett, proche des colons et unique révélation de cette campagne plutôt terne (14 à 15 sièges).

A Jérusalem, une enseignante de 32 ans, mère de trois enfants, a expliqué s'apprêter à voter pour cet ex-officier commando qui a fait fortune dans les hautes technologies: "Il est fort, et il est religieux mais pas extrémiste. Les jeunes familles comme nous peuvent s'identifier à lui. Nous en avons tellement marre de Netanyahu".

Au centre, le Parti travailliste (16 ou 17), Yesh Atid (10 à 13) et HaTnouha, le mouvement de l'ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni (7 ou 8), ne sont pas parvenus à s'unir contre "Bibi" Netanyahu qui, en tant que chef de la liste la plus forte, est quasi assuré d'obtenir un troisième mandat, le deuxième consécutif.

"J'ai voté pour Livni, j'espère que son parti sera assez fort pour avoir une influence. Elle a une grande expérience internationale, et c'est ce dont notre pays a besoin maintenant. L'économie va bien", a expliqué Zeev David, un retraité de 62 ans.

Le véritable enjeu reste la composition et la stabilité de la prochaine coalition, estiment des experts.

"Si les sondages disent vrai, les difficultés de Netanyahu commenceront ce soir" lors des marchandages avec ses partenaires du bloc de droite/extrême droite, estime Yossi Verter, expert du quotidien Haaretz.

Nahum Barnea, éditorialiste du Yediot Aharonot, relève que la liste du Premier ministre risque même de ne pas être majoritaire face aux autres partis de ce bloc.

Les résultats définitifs ne seront annoncés qu'en début de semaine prochaine. Le président Shimon Peres entamera alors ses consultations afin de déterminer qui a le plus de chances de former la nouvelle coalition. Sa décision n'est pas attendue avant la fin de la semaine prochaine.

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