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22/01/2013 10:15 EST | Actualisé 24/03/2013 05:12 EDT

Elections en Israël: Netanyahu favori, mais beaucoup d'incertitudes

Les Israéliens votaient mardi aux élections législatives qui devraient reconduire le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec une majorité très à droite, pour faire face au programme nucléaire iranien et aux pressions pour reprendre les négociations avec les Palestiniens.

Le taux de participation s'établissait à 46,6% à 16H00 (14H00 GMT), en hausse sensible par rapport aux législatives de 2009 à la même heure (41,9%), plus haut niveau depuis 1999, selon la commission électorale.

Entourés d'un dispositif de sécurité renforcé, les bureaux de vote fermeront à 22H00 (20H00 GMT), heure à laquelle les télévisions doivent diffuser les premières estimations, établies à partir de sondages sortie des urnes.

Dans les bureaux de vote du centre de Jérusalem, les électeurs arrivaient en flux régulier, sans pour autant former de files d'attente. A Saint-Jean d'Acre (nord-ouest), en revanche, à forte population arabe, les bureaux de vote étaient dégarnis.

M. Netanyahu lui-même a voté tôt à Rehavia, quartier de Jérusalem-Ouest où se trouve sa résidence officielle. "Plus important sera le score de Likud-Israël Beiteinou, plus il sera facile de gouverner Israël", a-t-il déclaré.

D'après les ultimes sondages publiés vendredi, la liste très droitière rassemblant le Likoud du Premier ministre et Israël Beiteinou, parti de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, est créditée de 32 à 35 des 120 sièges du Parlement.

Cette liste a vu émerger sur sa droite les nationalistes religieux du Foyer Juif de Naftali Bennett, proche des colons et unique révélation de cette campagne sans relief (14 à 15 sièges).

M. Netanyahu s'est ensuite rendu au mur des Lamentations dans la Vieille ville, où, conformément à la tradition, il a glissé un papier sur lequel était inscrite une prière: "Avec l'aide de Dieu, pour l'avenir d'Israël", selon les médias.

Dans l'enclave palestinienne de Gaza, le chef du gouvernement Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé à "une stratégie unifiée" arabo-musulmane, rappelant que les dernières tendances annonçaient "un changement d'un gouvernement extrémiste vers un autre qui le sera encore plus".

A Jérusalem, une enseignante de 32 ans, mère de trois enfants, a expliqué s'apprêter à voter pour Naftali Bennett, millionnaire et ex-officier commando: "Il est fort, et il est religieux mais pas extrémiste".

Daniel, 18 ans, a pour sa part "voté +Bibi+": "Il est plus fort pour le pays, il sait diriger, et en cas de guerre, il fait vraiment du bon boulot".

Au centre, le Parti travailliste (16-17), Yesh Atid (10-13) et HaTnouha, de l'ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni (7-8), ne sont pas parvenus à s'unir contre Benjamin Netanyahu.

"Nous avons réussi à réveiller Israël", s'est néanmoins félicitée Mme Livni, commentant le taux de participation.

Nitza Salman, 49 ans, vote pour Yesh Atid: "Si Netanyahu doit rester Premier ministre, il faut des gens pour le bloquer, pour le calmer", a expliqué cette mère de quatre soldats en référence à une éventuelle participation centriste à la prochaine coalition.

"J'ai voté pour Livni", a indiqué Zeev David, 62 ans, retraité, à Jérusalem. "J'espère que son parti sera assez fort pour avoir une influence. Elle a une grande expérience internationale (...) L'économie va bien. C'est plus important de se concentrer sur la politique étrangère".

Le véritable enjeu reste la composition et la stabilité de la future coalition au pouvoir.

"Si les sondages disent vrai, les difficultés de Netanyahu commenceront ce soir", estime Yossi Verter, expert du quotidien Haaretz, à propos des marchandages avec ses partenaires de droite et d'extrême droite.

Les résultats définitifs ne seront annoncés qu'en début de semaine prochaine. Le président Shimon Peres entamera alors ses consultations afin de déterminer qui a le plus de chances de former la nouvelle coalition.

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