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22/01/2013 09:33 EST | Actualisé 24/03/2013 05:12 EDT

Ashley Smith pouvait tenter de s'étrangler de sept à huit fois par jour

TORONTO - Quelques heures seulement après avoir été transportée à la prison dans laquelle elle allait mourir, une adolescente droguée a saccagé le gicleur de sa cellule d'isolement, ce qui a déclenché le système d'extincteurs et produit un grondement d'eau. Elle a ensuite essayé de s'étrangler.

C'est ce qui a été raconté lors de l'enquête du coroner sur la mort d'Ashley Smith, mardi.

Un agent des Services correctionnels, Blaine Phibbs, a affirmé avoir vu Smith attacher une bande de tissus autour de son cou dans les 12 heures suivant son arrivée.

Il n'était cependant pas certain s'il s'agissait d'un drap ou d'une serviette, ni comment Smith l'avait obtenue.

M. Phibbs a déclaré que par la suite, la jeune détenue essayait de s'étouffer jusqu'à huit fois par jour, jusqu'à ce qu'elle finisse par avoir épuisé tous les tissus qu'elle avait cachés dans une cavité corporelle.

C'est à ce moment que son comportement s'est amélioré, a indiqué M. Phibbs.

Smith avait besoin d'assistance pour se déplacer à son arrivée à l'établissement Grand Valley, de Kitchener en Ontario, en mai 2007. Elle avait immédiatement été placée dans une cellule d'isolement.

Elle semblait sous sédation, se déplaçait lentement et n'était pas très bavard, a indiqué M. Phibbs.

L'agent correctionnel a également dit aux jurés que Smith avait été libérée de sa cellule deux fois par inadvertance, sa porte ayant été ouverte à l'aide d'une télécommande.

Les jurés ont d'ailleurs regardé une partie d'une vidéo qui montre Smith sortir de sa cellule à l'une de ces occasions, puis y revenir ensuite après avoir récupéré certains éléments qui se trouvaient à l'extérieur.

Lundi, les jurés ont regardé la vidéo montrant les derniers instants de la vie de la Néo-Brunswickoise, morte devant des agents correctionnels, le 19 octobre 2007.