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21/01/2013 08:08 EST | Actualisé 23/03/2013 05:12 EDT

L'ONU va prendre des sanctions contre l'Agence spatiale nord-coréenne (diplomate)

Le Conseil de sécurité des Nations unies va ordonner des sanctions à l'encontre de l'Agence spatiale de la Corée du Nord et d'autres organisations gouvernementales nord-coréennes, dans une résolution qui sera votée cette semaine, a indiqué lundi un diplomate.

Cette résolution, qui pourrait être adoptée dès mercredi à l'unanimité des 15 membres du Conseil, sera une réponse au lancement le 12 décembre d'une fusée nord-coréenne. Ce lancement, officiellement pour mettre un satellite en orbite, est considéré par les puissances occidentales comme un nouvel essai déguisé de missile balistique à longue portée.

Selon le diplomate, parlant sous couvert de l'anonymat, la résolution va "condamner ce tir et réitérer l'exigence du Conseil que la Corée du Nord abandonne son programme nucléaire militaire et s'abstienne de tout nouveau lancement" de missile.

Le Conseil, a-t-il ajouté, va "imposer de nouvelles sanctions contre des entreprises et des agences gouvernementales nord-coréennes, dont l'agence spatiale responsable du lancement, et contre plusieurs individus". Le texte "remet aussi à jour" les listes des technologies nucléaires et balistiques dont le transfert à la Corée du Nord est interdit et de celles que Pyongyang ne peut pas exporter.

Ce projet de résolution, soumis lundi par les Etats-Unis aux 14 autres membres du Conseil, est le fruit d'intenses négociations entre Washington et Pékin depuis le lancement de la fusée nord-coréenne le 12 décembre.

Juste après ce lancement, le Conseil de sécurité réuni en urgence l'avait "condamné" dans une simple déclaration et avait décidé de poursuivre des tractations pour trouver une "réponse appropriée".

Les Etats-Unis, soutenus par le Japon et la Corée du sud, poussaient à l'adoption de nouvelles et sévères sanctions tandis que la Chine préconisait une réaction "prudente" du Conseil. Finalement, Pékin a accepté que le texte soit une résolution, et non une déclaration, et qu'il élargisse des sanctions existantes.

Washington et Pékin souhaitent qu'un texte soit adopté avant que la Corée du sud ne prenne la présidence tournante du Conseil début février, ont expliqué des diplomates à l'ONU.

Le tir nord-coréen est considéré par les Etats-Unis et leurs alliés comme un nouvel essai déguisé de missile balistique à longue portée, alors que des résolutions de l'ONU datant de 2006 et 2009 interdisent à Pyongyang toute activité nucléaire ou balistique.

Une longue série de tirs ratés, dont le dernier en avril 2012, et deux essais nucléaires ont valu à la Corée du Nord plusieurs séries de sanctions de l'ONU depuis 2006.

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