POLITIQUE
21/01/2013 04:52 EST | Actualisé 23/03/2013 05:12 EDT

La proximité entre entrepreneurs et fonctionnaires inquiète Raymond Bachand

CP

QUÉBEC - Pour prévenir la corruption, Raymond Bachand veut s'attaquer aux «liaisons dangereuses» qu'entretiennent parfois les entrepreneurs et les fonctionnaires municipaux.

Le candidat à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) proposera, s'il devient chef, d'instaurer, en collaboration avec l'Union des municipalités du Québec, un système de rotation des inspecteurs municipaux et des vérificateurs internes déployés dans les différentes villes.

«Dans une grande ville comme dans une ville moyenne, les inspecteurs, que ce soit pour les chantiers ou les restaurants, développent avec le temps des relations de confort avec les entrepreneurs et les entreprises», a déclaré M. Bachand, lundi, à La Presse Canadienne.

Au fil des ans, ces «relations de confort» peuvent devenir trop étroites, malsaines et dans les cas les plus graves, devenir une source de corruption, a constaté l'ancien ministre des Finances.

«Il faut briser le confort qui s'établit et qui fait que la relation n'est plus une relation d'affaires (mais) une relation de chums», a-t-il fait valoir.

Pour le député de la circonscription d'Outremont, «la qualité de l'ensemble de notre système» sera rehaussée si le travail d'un entrepreneur est scruté par un «inspecteur d'un autre district ou d'une autre municipalité avec lequel (il) ne peut pas développer un lien de confort».

L'objectif de la démarche «est de susciter, pour ceux qui sont déviants, une gène, une difficulté additionnelle. Il faut rendre la corruption la plus difficile possible», a-t-il ajouté.

De la même façon, afin de contourner la trop grande proximité des parties, M. Bachand est d'avis que les extras _ ces frais supplémentaires ajoutés à un contrat _ devraient être dans l'avenir autorisés à un niveau hiérarchique supérieur dans l'administration municipale.

«Il faudrait qu'il y ait un expert indépendant qui est là et qui peut valider. Encore là, l'idée, c'est de briser le lien de confort qui se tisse entre l'entrepreneur et la personne censée faire la vérification», a-t-il dit.

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