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21/01/2013 04:11 EST | Actualisé 23/03/2013 05:12 EDT

Atari fait des demandes de protection de la loi séparées aux É.-U. et en France

NEW YORK, États-Unis - La division américaine du fabricant de jeux vidéos Atari a fait une demande de protection contre la faillite similaire à celle du groupe en France dans une tentative de se séparer de la société mère française.

Dans un communiqué, Atari soutient que la mesure est nécessaire pour s'assurer des investissements nécessaires à sa croissance dans les jeux vidéos mobiles et téléchargeables.

Les activités aux États-Unis d'Atari ont connu un virage vers le numérique et la conception de jeux pour les appareils mobiles, et sont devenues un moteur de croissance pour la société mère.

L'entreprise française Infogrames Entertainment a acquis une participation dans Atari pour la première fois en 2000. Elle a acheté les parts restantes en 2008 et changé son nom pour Atari S.A.

Mais les activités américaines ont mieux performé que celles du reste de la compagnie.

En décembre, Atari S.A. a indiqué qu'un accord de crédit conclu avec l'investisseur BlueBay — son principal actionnaire et seul bailleur de fonds — venait à échéance à la fin de l'année et que l'entreprise recherchait d'autres façons d'obtenir des capitaux. Elle a ajouté s'attendre à afficher une «perte significative» pour l'exercice 2012.

Lundi, Atari S.A. a mentionné que la société mère et la division des activités européennes demanderaient une protection contre la faillite en France en parallèle à la requête aux États-Unis.

Le chef de la direction, Jim Wilson, a fait valoir que cette décision est la plus propice pour protéger la compagnie et ses actionnaires.

Les créanciers incluent la firme de comptabilité Deloitte & Touche, et les détaillants Kmart et Wal-Mart, bien qu'Atari ne doive à chacun pas plus de 250 000 $. Blue Bay n'est pas identifiée comme l'un des créanciers des activités américaines.

Atari, qui a eu 40 ans l'an dernier, était un pionnier des jeux vidéos avec des jeux tels que «Pong» et «Centipede», mais a changé plusieurs fois de propriétaires au coeur de troubles financiers.

Dans sa demande devant le tribunal sur les faillites du district sud de New York, Atari indique avoir entre 1 million $ et 10 millions $ en actifs et entre 10 millions $ et 50 millions $ en dettes. L'entreprise tente d'obtenir l'autorisation pour 5,25 millions $ en financement du débiteur-exploitant de la firme Tenor Capital Management.

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