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20/01/2013 12:31 EST | Actualisé 22/03/2013 05:12 EDT

Washington prévient ses ressortissants de "fortes menaces" en Algérie

Washington a mis en garde ses ressortissants contre les "fortes menaces de terrorisme et d'enlèvements" en Algérie, après la prise d'otages spectaculaire de ces derniers jours et les tensions au Mali, autorisant les familles de ses diplomates à quitter le pays.

"Le 19 janvier 2013, le département d'Etat a autorisé le départ d'Alger des membres éligibles des familles (de diplomates) à la suite de l'attaque sur le site gazier d'In Aménas", indique le département d'Etat dans un communiqué.

Samedi, la prise d'otages sur un site gazier du Sahara algérien, menée par un groupe islamiste en représailles entre autres à l'intervention française au Mali, a pris fin avec un assaut de l'armée algérienne. Vingt-cinq corps ont été retrouvés dimanche sur place, après un premier bilan provisoire officiel faisant état de 23 étrangers et Algériens morts, ainsi que de 32 assaillants tués par l'armée.

"Le département d'Etat presse les citoyens américains voyageant en Algérie de prendre très clairement en considération les risques pour leur sécurité. Il y a de véritables menaces de terrorisme et d'enlèvements en Algérie", insiste le communiqué.

Le texte évoque des "menaces crédibles d'enlèvements de ressortissants occidentaux" et informe que si la partie consulaire de l'ambassade américaine à Alger reste ouverte, les capacités de répondre aux situations d'urgence ont été "limitées".

Le président Barack Obama, qui doit prêter serment lundi pour son second mandat à la tête du pays, a accusé samedi les "terroristes" auteurs de la prise d'otages d'être responsables de la mort des otages, assurant que les Etats-Unis resteront "en contact étroit avec le gouvernement algérien pour mieux comprendre ce qui s'est passé".

Le département d'Etat américain avait déjà ordonné, dans la nuit de vendredi à samedi, aux familles des employés de son ambassade à Bamako, au Mali, de quitter le pays dont le Nord est toujours aux mains de groupes islamistes armés.

jk-sam/ico