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20/01/2013 11:32 EST | Actualisé 22/03/2013 05:12 EDT

Le décès de Richard Garneau à des échos à Québec

SRC

La mort de Richard Garneau, survenue tôt dimanche matin, a des échos jusqu'à Québec, où il est né en 1930 et où il a laissé sa marque. Des amis, proches et anciens collègues de travail pleurent la disparition du vétéran journaliste et commentateur sportif.

Richard Garneau a vu le jour à Québec le 15 juillet 1930. C'est dans la Vieille-Capitale qu'il a fait ses débuts en tant qu'annonceur, en novembre 1953, au microphone de la défunte station CHRC.

Diplômé de l'Université Laval et du Conservatoire d'Art dramatique Francis-Synval, Richard Garneau se destinait à une carrière d'acteur. Il avait d'ailleurs tenu un rôle de figurant dans le film I Confess d'Alfred Hitchcock, tourné à Québec à l'été de 1952.

La télévision CFCM-TV de Québec lui a ouvert ses bras à la même époque. Dès 1957, il est entré à Radio-Canada, où il passera les 33 prochaines années.

Gymnase Richard-Garneau

Un hommage spécial a été rendu à Richard Garneau l'automne dernier à Québec. La direction du Collège François-de-Laval (anciennement le Petit Séminaire de Québec), où il a étudié, a inauguré son gymnase fraîchement rénové et l'a rebaptisé en l'honneur du commentateur sportif, un finissant de sa promotion de l'année 1952.

« Ç'a été des moments touchants. Le plus vieux gymnase à Québec porte maintenant le nom du gymnase Richard Garneau. C'est un exemple pour nos élèves », raconte Marc Dallaire, directeur du Collège François-de-Laval.

« Il me disait l'automne dernier qu'il avait appris la rigueur lors de ses études et c'est à lui qu'on doit notre programme de football, vous savez. C'est lui qui avait demandé à l'époque comme élève à l'abbé Godbout de former la première équipe de football », ajoute M. Dallaire.

Serge Arsenault, qui est derrière l'organisation du Grand prix cycliste de Québec, a également rendu hommage à Richard Garneau, qu'il savait malade depuis quelque temps.

« Il est devenu pour moi un ami extraordinaire [...] Je ne dis pas que j'ai de la peine aujourd'hui, puisque moi, mon deuil a commencé il y a peut-être une quinzaine de jours. C'est la première fois de ma vie, même après la mort de mon père et de mes proches, que j'ai compris ce que représentait ou ce que voulait dire le mot deuil : cette espèce d'éternité d'absence », a réagi M. Arsenault avec émotion.

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