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20/01/2013 08:32 EST | Actualisé 22/03/2013 05:12 EDT

Prise d'otages en Algérie: 25 autres corps retrouvés dans l'usine

ALGER, Algérie - Les équipes de démineurs algériens chargées de ratisser le complexe de production de gaz naturel où des extrémistes islamistes ont pris des dizaines de travailleurs étrangers en otages ont découvert 25 autres corps dimanche.

Un représentant des forces de sécurité a révélé sous le couvert de l'anonymat que les cadavres étaient défigurés et donc difficiles à identifier. Selon lui, les dépouilles pourraient autant être celles d'Algériens que d'étrangers.

L'armée algérienne a mis fin samedi à quatre jours de siège en lançant une attaque décisive contre les militants qui étaient terrés dans l'usine avec leurs captifs depuis mercredi. Selon les autorités algériennes, les 32 extrémistes ayant participé au rapt ont tous été tués.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement algérien a dit craindre que le nombre d'otages ayant perdu la vie, qui s'élève pour le moment à 23, n'augmente après la fin des recherches sur le site. Il a ajouté que les militants provenaient de six pays différents et étaient lourdement armés.

Sonatrach, la société d'État algérienne qui cogère le complexe avec la compagnie britannique BP et l'entreprise norvégienne Statoil, a déclaré que des mines et des engins explosifs avaient été posés partout dans l'usine.

D'après l'agence de presse officielle de l'Algérie, les militants ayant survécu aux précédentes interventions de l'armée ont exécuté les 7 captifs qu'ils détenaient toujours juste avant l'assaut final samedi.

Elle a ajouté que les forces algériennes avaient décidé d'attaquer afin d'empêcher un incendie allumé par les extrémistes de se propager dans le complexe situé à In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, et de le faire exploser.

Dans un communiqué, le ministère algérien de l'Intérieur a affirmé que 685 Algériens et 107 étrangers avaient été libérés au cours de l'opération de quatre jours.