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20/01/2013 11:16 EST | Actualisé 22/03/2013 05:12 EDT

Polyvalence et excellence

Classe, polyvalence, gentillesse et excellence : les qualités professionnelles et humaines de Richard Garneau ont été soulignées, dimanche, après le décès du commentateur et analyste de Radio-Canada.

Pour Gilles Tremblay qui a longtemps travaillé avec Richard Garneau à La soirée du hockey, le statut de son collègue dans l'histoire est bien ancré.

« Dans son milieu, il était ce qu'il avait de mieux, a déclaré Tremblay. On le comparait à René Lecavalier, ça donne une idée de l'importance de l'homme. »

L'animateur Paul Houde et l'analyste Jean-Paul Baert ont souvent partagé l'antenne avec Richard Garneau lors de la présentation des Jeux olympiques.

« Je suis tellement triste, a confié Houde sur les ondes de RDI. Nous avons tellement travaillé souvent ensemble et on partageait tous les trois un amour fou pour l'athlétisme. Richard était capable de commenter le patinage artistique, l'athlétisme ou le ski alpin. Il était d'une grande polyvalence. »

« C'est une grosse perte. On perd un grand commentateur sportif, peut-être le plus grand de tous, a noté Baert. J'ai appris ce métier-là juste en l'observant. »

Grande culture

Pour Pierre Dufault, Richard Garneau était un animateur dont les compétences allaient bien au-delà de son champ professionnel.

« On pouvait lui confier le Téléjournal, une entrevue avec un musicien, un auteur. C'était un peu l'image de l'époque. On peut penser aussi à Pierre Nadeau, l'un de ses bons amis. Richard fait partie d'une courte liste élitiste d'animateurs, avec Pierre Nadeau, René Lecavalier et Peter Jennings qui sont dans une classe à part ».

L'animateur de radio Joel LeBigot, qui accueillait Richard Garneau à son émission radiophonique de fin de semaine Samedi et rien d'autre, a rappelé la modestie de l'animateur qu'il surnommait affectueusement « Le grand ».

« Mon émission était 50 pour cent supérieure parce qu'il était là, a commenté LeBigot. C'était d'un homme d'une telle qualité dans notre aventure, dans l'histoire qui fabrique notre pays », a poursuivi l'animateur qui a comparé Richard Garneau à des gens comme Fernand Seguin et Felix Leclerc.

Le journaliste et producteur Serge Arseneault, très proche du disparu, a lui aussi comparé l'apport de son ami aux plus grands d'autres milieux.

« Pour le Québec, Richard, c'est Trenet, Brel, Brassens!, a noté Arsenault qui a noté que Richard Garneau n'avait jamais perdu cette capacité d'émerveillement. Il a aussi évoqué avec émotion ces « éternelles soirées où l'on refaisait le monde ».

L'animatrice et écrivaine Lise Payette, a loué le « calme » et la « retenue » de l'animateur.

Pour le skieur de fond et cycliste Pierre Harvey, Richard Garneau « savait se rapprocher des athlètes. Il aimait le sport, peu importe la discipline. »

L'ancien capitaine du Canadien de Montréal, Serge Savard, a noté que « peu de chroniqueurs sportifs possédaient une telle maîtrise du français. »

La direction du Canadien de Montréal a fait savoir qu'elle rendra hommage à Richard Garneau, mardi, avant la rencontre entre le Canadien et les Panthers de la Floride.