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20/01/2013 09:10 EST | Actualisé 22/03/2013 05:12 EDT

Mali: l'armée française bombarde les islamistes toujours présents à Diabali

BAMAKO, Mali - Appuyées par des frappes aériennes françaises, les forces maliennes étaient sur le point de reprendre une ville clef du centre du Mali où des bandes de combattants liés à Al-Qaïda s'était réfugiés, a annoncé le ministre de la Défense français dimanche.

L'armée française aide depuis neuf jours le Mali à anéantir une rébellion djihadiste dans le désert du nord du pays. Les déclarations du ministre Jean-Yves Le Drian dimanche ont toutefois semé le doute sur des déclarations précédentes de l'armée locale, qui avait affirmé que la ville de Diabali avait été reprise des mains des islamistes.

La ville de 35 000 citoyens, où se trouve un camp militaire important, a été prise par des militants liés à Al-Qaïda la semaine dernière.

M. Le Drian a affirmé à la télévision France-5 que la ville de Diabali n'avait pas été reprise, mais que tout portait à croire que la ville «irait dans la bonne direction au cours des prochaines heures».

L'armée française a indiqué que ses avions de chasse et que ses hélicoptères avaient mené une dizaine d'opérations au cours des 24 dernières heures, la moitié contre ce qu'elle a qualifié de «véhicules terroristes». Elle a fait cette annonce sur son site Internet tard dimanche.

L'armée malienne avait précédemment annoncé que le gouvernement avait repris le contrôle de Diabili, une percée potentielle dans la lutte des Français pour chasser les extrémistes de la ville.

Ces récits contradictoires illustrent la confusion dans ce pays d'Afrique occidentale, où les forces françaises ont commencé les bombardements aériens le 11 janvier.

La zone autour de Diabali est bloquée par les militaires et il est impossible d'y accéder pour vérifier les informations indépendamment.

Des images vidéo de la ville obtenues par l'Associated Press samedi montraient des véhicules incendiés, des projectiles éparpillés et plusieurs véhicules blindés appartenant à l'armée malienne abandonnés et endommagés le long des routes. Des résidants et des responsables maliens avaient décrit comment les islamistes avaient quitté la ville à pied après que leurs véhicules eurent été détruits par les bombardements français.

Pour ceux qui appuient le gouvernement malien, l'arrivée des islamistes à Diabali marquait une incursion alarmante des djihadistes dans le centre du pays, et plus près de la capitale Bamako.