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19/01/2013 04:26 EST | Actualisé 21/03/2013 05:12 EDT

WRC/Rallye Monte-Carlo: Loeb, 77 victoires au compteur, dont 7 à Monaco

Sébastien Loeb (Citroën), neuf fois champion du monde, a remporté samedi soir, un peu plus tôt que prévu, le rallye de Monte-Carlo pour la 7e fois de sa carrière, devant Sébastien Ogier (Volkswagen), à la fin d'un rallye écourté pour des raisons de sécurité.

En tête depuis la 2e épreuve spéciale, mercredi matin en Ardèche, Loeb a ensuite contrôlé la course jusqu'au bout, dans des conditions délicates qui ne l'ont pas empêché de remporter finalement la 77e victoire de sa carrière en Championnat du monde (WRC).

"Ca ne pouvait pas beaucoup mieux se passer, alors qu'on a eu toutes les conditions possibles", a dit Loeb samedi soir, après la décision logique prise par les commissaires de l'Automobile Club de Monaco (ACM) d'annuler les deux dernières spéciales (ES17, ES18). Du coup, il a signé la moitié des temps scratch de cette 81e édition (8 sur 16).

"Je n'avais jamais fait un Monte-Carlo dans de telles conditions hivernales, alors on était un peu dans le doute avant le départ, on se demandait si on allait réussir à rester sur la route. J'ai pu rouler à ma main et quand il fallait en rajouter, on était toujours capables de le faire. On a bien maîtrisé le sujet", a ajouté l'Alsacien.

Les deux dernières épreuves spéciales, prévues à partir de 21h30 dans l'arrière-pays niçois, auraient été dangereuses pour les pilotes et les spectateurs, très nombreux au bord du parcours, à cause de conditions météorologiques épouvantables, la neige et la pluie rendant les voitures impossibles à conduire.

"En ce qui me concerne, l'annulation ne me gêne pas, car il n'y avait aucun plaisir à piloter dans de telles conditions", a dit Loeb au sujet de la décision de l'ACM. "Il aurait été impossible d'accéder au départ pour le 3e passage, à cause de toutes les voitures garées sur des routes très étroites. Une nuit du Turini dans des conditions normales, les gens seraient restés, mais là c'était difficile, on passait à 30 km/h et ils étaient tous trempés".

Dans la spéciale mythique du Col de Turini, entre les villages du Moulinet et de La Bollène-Vésubie, trois spectateurs ont été évacués en fin d'après-midi, dont deux avec des jambes cassées après être probablement tombés dans un fossé ou un ravin, ce qui a provoqué l'interruption de cette 16e spéciale après le passage des premiers concurrents.

A partir de ce moment-là, et en profitant de l'interruption de trois heures entre les deux boucles prévues à l'origine, de nombreux spectateurs trempés ont commencé à redescendre du col de Turini et de la route allant de Lantosque à Lucéram (ES18), sans attendre le dernier passage, provoquant des bouchons sur des routes très étroites où étaient garées des dizaines de voitures.

L'intérêt sportif étant absent, car Loeb possédait une minute et quarante secondes d'avance sur Ogier, qui n'avait pas l'intention d'aller le chercher, la direction de course a pris la décision qui s'imposait. Cela n'enlève rien au mérite du vainqueur et de son dauphin Ogier, pour la première sortie de la Polo-R en compétition.

Loeb, sportif préféré des Français, ne disputera que trois autres manches du WRC en 2013, en Suède, en Argentine et en Alsace, avant de se reconvertir en pilote de circuit, en GT cette année, dans une McLaren du Sébastien Loeb Racing, et peut-être en voitures de tourisme dans un autre championnat du monde, le WTCC, toujours avec Citroën.

dlo/bm