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19/01/2013 09:57 EST | Actualisé 21/03/2013 05:12 EDT

Algérie: les sept otages étrangers exécutés par les "terroristes" (TV)

Les forces spéciales de l'armée algérienne ont abattu onze "terroristes" qui avaient exécuté sept otages étrangers lors de l'assaut final lancé samedi matin contre le site gazier du Sahara algérien, a confirmé la télévision d'Etat.

"L'armée algérienne a abattu 11 terroristes et le groupe terroriste a assassiné sept otages étrangers", a précisé cette source.

Une source sécuritaire algérienne avait annoncé plus tôt que sept otages étrangers avaient péri et 11 ravisseurs avaient été abattus dans l'assaut final sur le site gazier de Tigantourine, près d'In Aménas.

"L'assaut a été donné en milieu de matinée. Onze terroristes ont été abattus et les otages étrangers ont péri. Nous pensons qu'ils ont été assassinés en représailles", avait déclaré cette source à l'AFP.

Le groupe extrémiste avait indiqué vendredi qu'il retenait encore sept otages: trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique. La Belgique a toutefois indiqué ne disposer d'aucun indice sur la présence de Belges parmi les otages.

En tout, ce sont 25 à 27 otages (étrangers et algériens) à avoir péri depuis la prise en otages de centaines d'employés mercredi par un groupe lourdement armé sur le site, a-t-il ajouté.

Ce groupe, les "Signataires par le sang", est dirigé par Mokhtar Belmokhtar, l'un des fondateurs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qu'il a quitté en octobre dernier.

Un premier assaut avait été lancé jeudi par les forces spéciales.

Entre les évasions d'otages et la libération opérée par les militaires algériens, quelque 600 otages, presque tous des Algériens, s'étaient retrouvés libres. Selon les autorités, il y aurait eu 132 otages étrangers.

Le bilan total des victimes occidentales était encore difficile à établir puisque les autorités ignoraient si certains étrangers étaient encore cachés au moment de l'assaut final.

Une opération de déminage des installations de l'usine de gaz, où étaient retenus les derniers otages, est actuellement "en cours", a annoncé le groupe pétrolier algérien Sonatrach.

"Suite à l'intervention des forces militaires algériennes (...) et le délogement des terroristes, il a été constaté que l'usine a été minée dans le but de la faire exploser", a précisé la Sonatrach, dans un communiqué cité par l'agence de presse APS.

L'usine gazière de Tigantourine est exploitée depuis 2006 par le géant pétrolier britannique BP, le norvégien Statoil et la Sonatrach.

Le site a été mis mercredi sous dépression pour éviter tout danger pour les personnes et les installations, selon Alger.

abh/vl