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18/01/2013 10:20 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Syrie : massacre près de Homs

Une centaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans une zone de vergers près de Homs au cours d'un assaut, cette semaine, par les forces fidèles au président syrien Bachar Al-Assad, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

L'organisme établi à Londres précise qu'une partie des 106 victimes sont mortes brûlées dans leur maison dans le quartier pauvre à majorité sunnite de Basatine al Hasaouïa, rappelant la manière d'agir des milices progouvernementales « chabiha ».

Les événements se sont déroulés mardi et mercredi, mais l'ampleur des massacres signalés est devenue évidente seulement jeudi.

Ce massacre alimente les rumeurs selon lesquelles les miliciens progouvernementaux tentent de chasser les sunnites majoritaires vers la côte, loin des zones à proximité de routes principales, pour assurer le contrôle d'une enclave alaouite.

Les sunnites représentent la majorité de la Syrie avec une population de 23 millions, mais ils se plaignent régulièrement de discrimination de la part du régime alaouite.

Une vidéo amateur sur Internet montre des femmes voilées assises sur le sol, entourées d'enfants, qui décrivent le fil des événements. « Ils ont abattu les membres d'une même famille et ont ensuite allumé le chauffage au diesel », confie l'une d'entre elles, ajoutant que certains foyers ont été cambriolés.

Une autre vidéo montre une pièce carbonisée avec ce qui semble être deux corps noircis gisant sur le sol. Un homme peut être entendu en train de pleurer en arrière-plan. En raison des restrictions imposées aux médias indépendants, l'authenticité de ces vidéos ne peut cependant pas être prouvée.

Sous couvert d'anonymat, un responsable du régime a nié que ces meurtres ont eu lieu, et a accusé les rebelles d'utiliser les civils comme « boucliers humains ».

Quelque 60 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit syrien, débuté à la mi-mars 2011, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de la personne.